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| Playa Samara |
Ce matin en sortant de la
voiture, j'ai fait mon inspection habituelle des pneus. On ne sait
jamais. Et là, angoisse : j'ai un pneu crevé à l'arrière
gauche. Incrédule, j'ai dû m'essuyer les yeux encore embrumés de
sommeil pour être sûr que ma vue n'était pas floue. Mais non. Le
pneu ressemble à une patate rance et ridée oubliée trop longtemps
dans un placard. Pour mettre de bonne humeur, je me suis mis à
changer la roue. C'est la première fois de ma vie que ça m'arrive.
Au début j'avais mis le cric au mauvais endroit. En position maximum
ça ne soulevait rien. J'ai cru qu'ils m'avaient refilé un cric de
bagnole alors que le 4x4 est bien plus haut sur roues. Mais non, il y
a écrit dessus Daihatsu Terios.
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| Playa Isleta de nuit, depuis la voiture en train de se dégonfler! |
C'est donc bien l'officiel. Un petit
autocollant indique là où il faut le placer, directement sous
l'essieu. Il suffisait de le dire ! Pour dévisser la roue c'est
encore une autre histoire, les écrous ayant été serrés au
maximum. Il aura fallu remettre la voiture sur ses roues afin de
pouvoir forcer sur la clé sans risquer de plier le cric.
Je comptais passer la
journée à Isleta tant c’est tranquille avec cette petite anse de
pirates mais le cœur n'y est plus. Je n'ai désormais plus qu'une
hâte : retrouver des routes normales. Je ne comprends pas
comment ça a pu m'arriver. Crever dès le premier jour sur piste
avec un 4x4, c'est un comble ! Les gens roulent tous là dedans
comme des dératés, motos comprises.
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| Le rio à traverser pour Samara. On va prendre le pont... |
Je suis allé demandé de
l'aide à l'hôtel d'Isleta pour savoir si je pourrais faire réparer
le pneu à Samara, le village le plus proche à une trentaine de
kilomètres. Je suis tombé sur un gars serviable qui ne voulait pas
que je reprenne la route sans roue de secours. Il a donné un coup de
fil à un ami et m'a demandé de le suivre. Je suis arrivé à une
maison qui faisait office de garage local. Le type avait des pneus
usés jusqu'à la corde et une station de gonflage. Après avoir
regonflé la roue et aspergé de l'eau dessus, il a identifié le
trou. « Una piedra ! » Avec un tournevis il a
ensuite agrandi le trou qu'il a comblé avec une mèche de caoutchouc
collante comme du chewing-gum. Je n'aurais pas confiance pour rouler
avec mais au moins ça peut faire roue de secours.
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| Playa Carrillo |
Pour rejoindre Samara, il
y a deux solutions : longer la côte et traverser une large
rivière dont on est prévenu du danger par un panneau ou remonter
vers l'est en se rallongeant mais en trouvant un pont. Inutile de
dire l'option que j'ai choisie. A présent je roule à 15 à l’heure
sur les pistes. Même les vélos me doublent.
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| Playa Samara |
Heureusement, juste
après le pont, on récupère la route qui mène à Samara. On y
arrive en longeant Playa Carrillo, une superbe plage en croissant de
lune ourlée de cocotiers plantés en raies comme des cheveux de
poupée. La plage est très prisées des ticos qui envahissent la
plage le dimanche par familles entières. C'est aussi pour cela que
je voulais rester aujourd'hui à Isleta. Pas grave, j'ai demain pour
apprécier cette plage en toute tranquillité. Car je compte rester à
Samara quelques jours. C'est un village animé avec de nombreux
restaurants et hôtels où les touristes, pour la plupart américains,
passent la journée accoudés aux différents bars qui donnent sur la
plage de Samara. Cette plage est aussi très belle. Elle est immense
et entourée de jungle et de collines. A marée basse elle est encore
plus spectaculaire, offrant une étendue de sable où un gros avion
pourrait se poser à l'aise.





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