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mardi 24 novembre 2009

Rodrigues


Rodrigues appartient à l’île Maurice dont elle est distante de 560 km à l’est. Elle mesure 18 kilomètres de long sur 8 de large et présente la particularité d’avoir un lagon d’une surface deux fois supérieure à celle des terres émergées.  
J’en avais lu tellement du bien que j’ai profité de mon voyage à l’île Maurice en Décembre 2009 pour y faire un saut une semaine. C’est d’ailleurs là que commença mon séjour, ayant pris un vol pour Rodrigues à peine descendu de l’avion.  
L’île est très peu développée, ça n’a rien à voir avec Maurice. De plus la majorité des gens qui vivent là bas sont Noirs, contrairement à l’île Maurice constituée surtout d’Indiens. Les routes y sont en mauvais état, quand elles existent d’ailleurs.
Ce que j’ai aimé sur Rodrigues c’est l’absence de complexe hôtelier, une île préservée où la nature est omniprésente. Les plages y sont superbes et désertes. Elles s’étendent sur la côte nord à nord est et offrent des paysages de lagons paradisiaques.  
Pas de cocotier ici - comme sur Maurice d’ailleurs - l’image de carte postale n’est pas parfaite au début mais on s’y habitue très vite et on finit par trouver un charme aux filaos, ces arbres dont les feuilles sont de longues aiguilles molles.  
Pas d’habitation non plus, les autochtones préférant vivre au centre de l’île, le long de la seule route qui partage l’île du nord au sud. Pour explorer les plages il faudra donc marcher, notamment pour arriver à l’Anse Bouteille, remarquable, enchâssée entre deux falaises, formant une minuscule baie à la courbe parfaite.  
Il faut voir aussi l’île aux Cocos, réserve ornithologique où j’ai bien cru avoir le crâne siphonné ! Ici les maîtres des lieux sont les oiseaux, la plage est jonchée de fientes et des colonies entières nidifient à même le sable. Ainsi j’avais repéré une femelle qui couvait un oisillon. Je me suis approché pour prendre une photo, espérant qu’elle bouge un peu pour me faire découvrir son rejeton, chose qu’elle fit mais avec un cri strident !  
Ce que j’ignorais - mais que je n’allais pas tarder à découvrir - c’est que c’était un cri d’alerte ! En moins de deux, une nuée a déferlé sur moi dans un vacarme infernal, certains individus piquaient du nez visant ma tête et je devais faire de grands gestes pour les repousser comme je pouvais. Je me suis mis à détaler le long de la plage et ils continuaient à me poursuivre continuant à m’engueuler. C’était Hitchcok ! A part ça, si on laisse les oiseaux tranquilles, le rivage est sublime on peut marcher loin dans une eau translucide, sur un banc de sable blanc légèrement immergé. Ca me rappelait les Maldives !  
Pour finir, je dirais que Rodrigues c’est une version de l’île Maurice telle qu’elle aurait dû rester, non développée par le tourisme. De prime abord elle surprend, il faut du temps pour commencer à l’apprécier car elle est très roots. Mais au moment de partir on voudrait y rester encore, pour un peu plus longtemps, ayant le sentiment de laisser une petite perle méconnue derrière soi…

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