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vendredi 19 décembre 2014

Peninsula de Nicoya : Playa Conchal

Je fais comme les touristes de Papagayo : toujours besoin d'aller voir ailleurs. Tandis que je quittais la péninsule de Papagayo, je me demandais toujours où j'allais aller. Retenter une découverte de Playa del Coco et Playa Hermosa ou filer vers les valeurs sures de la baie de Potrero ? Ce qui m'a décidé c’est le souvenir des gardes à chaque parking à qui il faut laisser des dollars. Plus le fait de me retrouver sur des plages pleines de monde. Direction donc la baie de Potrero. Et qu'est ce qu'on trouve en premier ? Playa Conchal ! Inutile d'aller plus loin, c’est la plus belle plage du secteur - si ce n’est du pays - et c'est un vrai bonheur de me retrouver sur cette plage de sable blanc en forme de croissant entourée de collines vertes et boisées. 
Au passage, ils sont en train de transformer la côte autour de Brasilito. Et de façon irrémédiable. Il y a un vaste terrain dont on peut encore acquérir des lots pour 49.000 $. Un plan mentionne ceux qui restent avec aucun à plus de 5 minutes à pied de la plage. Ceux les plus près de la côte sont déjà tous partis, il ne reste plus que ceux du fond. Ils sont tous à touche touche et ça formera sans doute un complexe de lotissement de luxe pour expatriés. Une fois le lot acquis on a le choix entre deux villas. Une de deux chambres à 149.000 dollars ou bien le modèle au dessus de trois chambres à 199.000 $. Après on peut y ajouter des trucs en plus comme piscine, garage... 
En tout cas avec des prix qui commencent à 200.000$ soit 160.000 euros tout compris, vous ne pourrez jamais vous offrir un truc comme ça en France ou dans les DOM. C'est ce que les précédents acquéreurs ont bien compris. Même si c'est tentant, je suis contre ce truc. Ça fait monter les prix pour les locaux qui ne trouvent plus à se loger, ça défriche des endroits sauvages et ça amène plus de touristes et fait donc grimper le prix de tout. Sans compter qu'avec un statut de propriétaire, ce sont des charges et impôts qui vous tombent sur le dos et l'obligation d'y venir régulièrement sans jamais pouvoir aller ailleurs. Ça pourrait valoir le coup pour s'y installer à demeure. Mais est-ce que je me vois toute l'année ici ? On finit toujours par se lasser même des meilleures choses. Je préférerais avoir un beau camping car.
Le meilleur spot de la plage se trouve tout au bout, là où commence un parc national, une fois passé les chaises longues, parkings, stands de location de quads et jet-skis. Il faut tracer direct en roulant tantôt sur la plage tantôt dans le bois derrière sur une piste pleine de creux, de bosses et de racines qui tente de se frayer un chemin en tournant autour des arbres. Il y a aussi une colline rocailleuse à grimper en l'attaquant direct à la verticale. Passé un ou deux hôtels de luxe, on a la plage pour soi tout seul. Ou presque. Mes coins favoris sont déjà tous squattés par des familles bruyantes, américaines ou ticos. Ce sont les vacances scolaires de Noël. 
Pour les ticos ça commence demain mais les étudiants doivent avoir terminé plus tôt car c’est plein de groupes de jeunes. Du coup, impossible de trouver un endroit calme. Il va falloir que je m'y fasse pour la dizaine de jours qu'il me reste. D’ordinaire je fuis toujours ce qui est vacances et week-ends. Mais parfois il faut faire avec. En tout cas, j'ai une possibilité de repli. Je pense que Playa Dantita devrait continuer à être tranquille de part sa relative difficulté d'accès. Car les ticos se déplacent toujours avec plein de barda, de lourdes glacières pour manger et boire toute la journée, ainsi que des chaises pliantes et tables de pique-nique. Ils adorent donc tous les endroits où l'on peut garer sa voiture juste derrière la plage. A Conchal c'est encore mieux, on peut laisser sa voiture sous les arbres et poser sa serviette au pied du volant, les oreilles dans la sono.
Aujourd'hui il y a du vent ce qui donne de belles grosse vagues qui font la joie des gosses qui hurlent encore plus fort. Pour moi, ça donne une plage lisse et polie du plus bel effet où chaque vague vient effacer les traces de ceux qui se promènent. Avec le temps qui me reste et maintenant que j'ai fait le tour du nord-ouest du pays, je me demandais si je n'allais pas tenter un nouvel essai vers les Caraïbes. Mais la perspective de 10 heures de route conjuguée à un temps incertain voire exécrable me fait préférer rester là tranquillement. Et puis si je me lasse, je pourrai toujours retourner à Papagayo. C'est ce qui est bien avec toutes ces plages à proximité !

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