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| Playa Francesa |
Pour mon dernier jour
j'aurais attendu un peu plus d'effusion de sentiments de la part de
la Gracieuse mais la météo en a décidé autrement. C’est le
retour du vent qui rend fou et qui déracine les buissons morts qui
roulent au vent. Dans ces conditions, la baignade n'est plus de mise.
Ni la plage d'ailleurs. Même mon endroit de refuge derrière un
muret montre des faiblesses. J'ai passé l'après midi là, blotti
contre les pierres qui laissaient passer le sable qui me pleuvait
dessus s'immisçant partout, le nez, les oreilles, la bouche. Des
gens ont squatté l'abri où je passe la nuit. Pas étonnant, j'y ai
mis tout mon savoir faire. De grosses pierres plates posées les unes
au dessus des autres en quinconces comme des briques, avec de petits
cailloux pour boucher les interstices.
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| Mon abri de nuit |
Enfin, j'ai débarrassé le
sol des pierres qui restaient et labouré pour attendrir le sol tassé
par les rochers à l'aide d'une pierre anguleuse. Que de travail !
Mettez un toit et vous avez presque une maison. J'espère juste que
quelqu'un n'en profitera pas pour chier derrière. On ne pourra pas
dire que je ne fais rien. Si ça c'est pas un boulot ! Je crains
que quelqu'un qui passe devant en profite pour y déménager sa
tente. Mais je l'ai jouée tactique. Il y a juste la largeur d'une
personne et aucune tente ne peut tenir dedans sauf à en avoir une
comme la mienne. Du reste, beaucoup ont jeté l'éponge et se sont
rabattus en fin de journée sur des pensions. Le camping s'est vidé
mais les gens sont toujours là, je continue à les croiser le soir
dans les ruelles balayées par le vent.
J'ai repéré un certain
nombre de pensions, pour les prochaines fois, au cas où je
reviendrais avec quelqu'un n'aimant pas camper. J'ignore les tarifs
mais voici quelques noms : evitabeach.es (les mieux, directement
au bord de l'eau, mais sans doute les plus chers), graciosamar.com
(dans la rue juste derrière), apartamentoslapardela.com (encore un
peu plus derrière), pension enriqueta (qui fait aussi restaurant)
mais aussi des hébergements gérés par la compagnie maritime
lineas-romero.com. Pour compléter le guide de l'île, j'ai trouvé
une carte sur un panneau au bord du port, bien détaillée avec tous
les noms et que j'affiche ici en résolution supérieure.
Il y a
aussi une maison d'informations située dans la rue de la bocateria,
mais elle est toujours fermée et se contente d'afficher une carte et
la météo plus ou moins à jour sur des panneaux vitrés à
l'extérieur. Dommage, je serais bien reparti avec une carte comme
celle que m'avait donné la loueuse de vélos, mais dans une autre
langue que l'allemand !
Pour ma tournée
d'adieux, j'aime retourner sur mes lieux fétiches pour m'en
imprégner une dernière fois, vent ou pas vent ! Ça tombe
bien, ce matin la marée haute a rempli le lagon de Playa del Salado.
De quoi prendre de nouveaux clichés, même si le vent a créé un
voile atmosphérique qui rend le ciel moins bleu. De plus, il y a des
contours de la Lanzarote qu'on ne voit plus, noyés dans la brume. Ça
n'empêche pas d'aller voir Playa Francesa toute proche, abritée par
un cap qui tombe à point et qui permet à quelques voiliers d'y
passer la nuit. Ou plusieurs, à l'instar de l'un d'entre eux qui bat
pavillon allemand depuis plusieurs jours.
Seulement, c'est la portion que tous les touristes du catamaran « I Love la Graciosa » envahissent de 13 à 15 heures. Même avec ce vent le catamaran est de sorti, bien qu'il avance au ralenti. Tout le monde doit y dégobiller à bord. D'ailleurs on n'entend pas aujourd'hui de la musique en sortir, sans doute que l'humeur ne doit pas y être à la fête. En plus il y en a un qui s’est fait emporté par le vent sur son kayak. Perdu au milieu de l'océan, je me suis demandé ce qu'il faisait là avant qu'un hors bord ne vienne le récupérer. C'est que pour que ce petit monde ne s'ennuie pas sur cette belle plage qui se suffit pourtant à elle même, ils amènent par un autre bateau des installations avant que le catamaran ne débarque.
C'est un des serveurs du restaurant où je dîne qui s'y colle. Et vas-y que je te gonfle un genre de ponton flottant qui fait office de trampoline avec toboggan intégré !
Comme je m'en vais demain je suis un peu inquiet de rester en rade, bloqué sur l'île. Il paraît que ça arrive. J'ai scruté les allers et venues des bateaux, tous ont circulé comme si de rien n'était. Le vent va souffler encore jusqu'à samedi selon la météo. Demain, ça ne peut pas être pire. Mais sait-on jamais. Lassé de manger du sable derrière mon abri, j'ai préféré aller m'enquérir de la chose en fin d'après midi au port, à savoir s'il y avait un risque d'annulation des ferrys.
« Nooo ! », me dit-elle derrière sa vitre, étonnée de ma question. Ce serait Gavdos, ça ferait pourtant belle lurette que l'île serait coupée du monde. Pas ici. Il faut dire que leurs bateaux sont un peu mieux étudiés. Ils sont plus petits et la coque est en deux parties, trouée au milieu, comme si le ferry avançait sur deux flotteurs. Un peu à la façon d'un catamaran. Pas d'inquiétude donc pour demain...
Seulement, c'est la portion que tous les touristes du catamaran « I Love la Graciosa » envahissent de 13 à 15 heures. Même avec ce vent le catamaran est de sorti, bien qu'il avance au ralenti. Tout le monde doit y dégobiller à bord. D'ailleurs on n'entend pas aujourd'hui de la musique en sortir, sans doute que l'humeur ne doit pas y être à la fête. En plus il y en a un qui s’est fait emporté par le vent sur son kayak. Perdu au milieu de l'océan, je me suis demandé ce qu'il faisait là avant qu'un hors bord ne vienne le récupérer. C'est que pour que ce petit monde ne s'ennuie pas sur cette belle plage qui se suffit pourtant à elle même, ils amènent par un autre bateau des installations avant que le catamaran ne débarque.
C'est un des serveurs du restaurant où je dîne qui s'y colle. Et vas-y que je te gonfle un genre de ponton flottant qui fait office de trampoline avec toboggan intégré !
Comme je m'en vais demain je suis un peu inquiet de rester en rade, bloqué sur l'île. Il paraît que ça arrive. J'ai scruté les allers et venues des bateaux, tous ont circulé comme si de rien n'était. Le vent va souffler encore jusqu'à samedi selon la météo. Demain, ça ne peut pas être pire. Mais sait-on jamais. Lassé de manger du sable derrière mon abri, j'ai préféré aller m'enquérir de la chose en fin d'après midi au port, à savoir s'il y avait un risque d'annulation des ferrys.
« Nooo ! », me dit-elle derrière sa vitre, étonnée de ma question. Ce serait Gavdos, ça ferait pourtant belle lurette que l'île serait coupée du monde. Pas ici. Il faut dire que leurs bateaux sont un peu mieux étudiés. Ils sont plus petits et la coque est en deux parties, trouée au milieu, comme si le ferry avançait sur deux flotteurs. Un peu à la façon d'un catamaran. Pas d'inquiétude donc pour demain...

















































