Porto Rico est une île des Caraïbes située à l’est de la République Dominicaine, formant un rectangle de 60 à 70 km de haut et près de 200 de large. C’est un État libre associé aux États-Unis avec un statut de commonwealth. L’île principale possède aussi plusieurs îles plus petites, dont Vieques, Culebra et Isla Mona.
Poursuivant sur la lancée de la découverte de la Guadeloupe, je me suis rendu l’année suivante, en Février 2007 à Porto Rico, subjugué par la beauté de Culebra telle que je l’avais repérée dans mon « guide des 100 plus belles plages du monde». Mais aussi par le fait qu’il était possible d’y camper. Enfin une formule intéressante ! C’est la première fois que je fis du camping sous les Tropiques. Cela m’ouvrit la voie pour les voyages qui suivirent pour généraliser cette formule, même et surtout là où ce n’était pas autorisé.
En fait je me suis surtout focalisé sur la partie Est, autour de El Yunque, nom dérivant du nom Yuquiyú donné par les Indiens Taïnos et signifiant « forêt de nuages ». C'est un parc national rattaché aux Etats Unis, constitué d’une forêt tropicale humide d'une superficie de 113 km2, situé dans une zone montagneuse culminant à 1 078 m (pic El Yunque). Il représente une réserve unique de quelques 240 espèces d'arbres, dont 23 totalement endémiques, et une cinquantaine d'espèces d'orchidées endémiques. Il abrite également 130 espèces animales certaines uniques, et souvent en danger, comme le perroquet et le boa de Porto Rico, et une dizaine d'espèces de lézards et grenouilles, dont le symbole de l'île, une grenouille arboricole et bruyante Eleutherodactylus coqui localement appelée coquí.
C'est une des forêts les plus humides au monde avec des précipitations annuelles qui atteignent 6 m par an !
Les rivages de cette région sont très beaux et sauvages. En marchant à l’ouest de Seven Seas, à Fajardo (qui est aussi un endroit où l’on peut camper), une très belle anse de sable blond vous offrira ses rouleaux avec une vue sur la réserve « Las cabezas de San Juan ». En poursuivant encore au-delà vous bénéficierez d’une plage à perte de vue avec une vue sur El Yunque. Fajardo est aussi le point de départ pour le ferry vers Culebra, une île de 10 km sur 8. Là bas je me suis directement rendu à Playa Flamenco, considérée comme la seconde plus belle plage au monde par Discover Channel. Je garde un souvenir fabuleux de Culebra. J’avais installé ma tente à l’écart, sous un cocotier, en bordure de rivage avec vue sur la plage. J’ouvrais le matin la porte sur ce spectacle et restais allongé sur mon matelas un moment avant de pouvoir me défaire de ce bonheur. Le soir je dansais avec mon baladeur sur la plage, au clair de lune.
Une américaine du camp qui passait son hiver là s’était prise de sympathie avec moi et m’a emmené au bout de la plage, vers l’ouest, où se trouvait une lagune d’eau saumâtre grouillant de petites tortues qui sortaient un œil intrigué de l’eau quand elle les appelait !
J’avais aussi loué un scooter afin d’explorer l’île, très aride avec des cactus, rappelant un peu la végétation des Saintes en Guadeloupe ou de Mayreau et Union Island aux Grenadines. Pendant une semaine j’ai été coupé du reste du monde, toutes les cabines téléphoniques étaient en panne ! Ca ne m’a pas déplu…
Toute la côte Nord est magnifique, il faut marcher pour découvrir des plages de rêve dont j’étais le seul visiteur. Depuis la pointe nord est, à Larga Beach, on voit un peu plus loin les îles Vierges, toutes proches, mais aussi Culebrita. Je regrette de n’avoir pu m’y rendre faute de n’avoir plus de monde avec moi. Le pécheur refusa par souci de rentabilité !
Pendant ce temps je pouvais voir des bateaux mouillant autour de ce qui semblait être une plage de rêve me narguer. Etant le seul intéressé le pêcheur avait refusé car la course n’était pas rentable pour lui. Cela m’a très frustré, un autre petit paradis me tendait les bras sans que je puisse m’y rendre !
