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| A quoi tu penses, cousin? |
Ce matin
j'ai reçu un email dans ma boîte aux lettres qui arrive comme un
signe du destin. Je suis abonné à une alerte prix pour les vols
Madrid - Kuala Lumpur. Chaque semaine le prix descendait. Il est
désormais passé sous la barre des 500 euros avec Emirates. Ils font
une promo Dubaï en A380 pour 380 euros. Pour 100 euros de plus, on a
le vol pour Kuala Lumpur. Tout en A380 avec en plus wifi à bord
gratuit pour tous. D'ordinaire les départs depuis Madrid sont plus
chers que depuis Paris mais là c'est le contraire. J'ai étudié
d'autres possibilités plus pratiques, comme un vol vers la
Thaïlande : Bangkok, Phuket ou Hat Yai. Toutes les autres
options sont plus chères. Je vais donc revenir par la seule voie que
je connaisse.
Rendez vous est pris : le 1 décembre je serai à
Tarutao à nouveau. Jusqu'au 28. Qui m'aime me suive !
En parlant
de visa, je ne sais plus quoi penser. Ils ont changé le système en
mai 2014 et plus rien n’est clair. Les sites internet ont tous des
avis différents, même entre l'ambassade de Thaïlande en France et
le site de la Thaïlande. Le site le plus inquiétant que j'ai trouvé
dit que désormais les visas runs sont interdits (les entrées/sorties
du territoire dans la même journée) mais pire, que toute sortie du
territoire est définitive. Si l'on veut prolonger son séjour il
faut accomplir les formalités en étant toujours dans le pays.
D'autres disent qu'il faut s'acquitter de 1900 bahts. L'ambassade de
Thaïlande dit qu'on a droit à 30 jours, renouvelables de la même
durée en quittant le pays et en revenant par avion ou 15 par tout
autre moyen. Pourvu qu'ils disent vrai, c'est cette option que j'ai
retenue en revenant passer quelques jours en Malaisie. J'ai reçu un
message de Stéphane. Ils ne vont plus au Cambodge et comptent
renouveler leur autorisation de séjour en faisant comme moi. Ils
veulent savoir s’il faut quitter la Thaïlande 1 ou 3 jours pour
que ça marche. Aucun site ne précise cette information, on ne saura
jamais. Pour demain, j'espère juste ne pas me faire refouler de la
Thaïlande. Ce serait 15 jours sinon à passer en errances diverses
et variées en Malaisie.
J'ai
découvert une petite gargote dans le village oriental qui reste la
dernière à fermer le soir. C'est le GFC, pour German Food Court,
tenu par des allemands. On trouve de tout dans ce monde. Ils
cuisinent local ou bien des espèces de saucisses aux noms typiques
qui ne me parlent pas. Par contre ils font de délicieux jus de
fruits passés au centrifugeur pour trois fois rien. Mon préféré,
c'est le orange/carotte, un classique qui marche à coup sûr. J'en
profite aussi pour prendre des salades assaisonnées à l'huile et au
vinaigre. Et le prix est dans les standards de Malaisie. Ils
pouvaient me dire « hope to sse you again » au Berjaya !
Le village oriental est plein de magasins de souvenirs ou d'articles
de plage.
J'ai acheté une paire de lunettes de soleil fantaisie pour
15 Rm. A ce prix on pourrait s'offrir la boutique ! Chemin
faisant mon attention s'est arrêtée nette devant un stand où un
type braillait le prix de ses T-shirts avec un cobra jaune enroulé
sur une table qui n'en finissait plus de faire des tours. Il y avait
un T-shirt qui pendait dont j'ai eu le coup de foudre. Pas pour les
inscriptions Langkawi Malaysia mais par le dessin d'un de ces singles
clowns avec leur bonne bouille trop drôle. C'est du fait main. Il me
demande de repasser dans une heure. Comme je partais pour la plage,
il s’est proposé de me le laisser à l’hôtel. Je lui ai donné
le numéro de la chambre. Je sais qu'on peut leur faire confiance,
les locaux ne sont pas des arnaqueurs.
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| Ne vous y trompez pas, ils sont sympas que dans les arbres! |
La plage du
Berjaya n'a pas une once d'ombre, ils ont planté des cocotiers qui
n'en sont qu'à deux mètres de haut. En plus, la plage est noyée
sous le vacarme des engins de chantier de feu le Mutiara. Ils doivent
être contents ceux qui ont déboursé une fortune pour passer leurs
vacances là ! Il y a une plage publique, plus loin, en allant
vers le port de Telaga. C'est une petite bande de sable qui sent la
pisse mais j'ai trouvé un coin à l'ombre où suspendre le hamac.
L'avantage c'est que je ne me gratte plus. Il n'y a pas de sandflies
à Langkawi. En revanche il y a des macaques dans les arbres, guère
plus sages qu'ailleurs. Je les hèle d'en bas pour qu'ils me
regardent. J'ai mes phrases, je lance des insultes : « eh
oh, le singe, tu me regardes, face de macaque ! ». Dans
les branches ou sur un fil de téléphone ils sont dans leur
univers...







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