Maintenant qu'on a le
scooter, c'est la chevauchée fantastique. Aucun recoin de l'île ne
nous échappe. Pour nous sortir des plages, aujourd'hui c'est
excursion dans le centre authentique de Gavdos, à la rencontre des
villages perchés et de ses habitants. A moins que ce ne soient les
habitants qui soient perchés. N'espérez pas y croiser grand monde,
l'île est sur le déclin. Il y aurait moitié moins de monde que
quand je suis venu il y a 5 ans. Il faut dire qu'il ne reste plus que
des petites vieilles qui ne vont pas tarder à rejoindre leur mari de
l'autre côté. Pour le renouvellement du stock, il y a urgence.
C'est comme pour les animaux, il y a un nombre critique en dessous
duquel l'espèce est vouée à l'extinction. C'est malheureusement ce
qui risque de se produire ici. Même s'ils s'accrochent à avoir une
école, je n'ai pas vu beaucoup d'enfants, à part un matin à une
taverne, à Vatsiana et à Ambelos où dans la cour d'une ferme il y
avait des camions jaunes en plastique. Ça fait trois gosses, ça ne
casse pas trois pattes à un canard. Sans compter qu'arrivés à
l'âge de raison, il y a fort à parier qu'ils s'exilent en Crète.
![]() |
| Oui je fais sécher mes slips sur le rétroviseur! |
La route qui mène à
Kastri, la capitale de Gavdos, monte le long d'une vallée couverte
de pins qui fleurent bon.
L'île est très verte et cela étonne beaucoup vue l'aridité qui sévit, même si les pins ne sont pas bien grands. C’est un miracle qu'il n'y ait jamais eu d'incendie car je ne sais pas comment ils éteindraient tout ça Il y a bien deux camions citernes rouges qu'on voit un peu partout. Mais ce n'est pas pour prévenir les incendies, les camions sont toujours garés devant une taverne. Et puis vu le réseau des routes, ils n'iraient pas bien loin. Non, il faudrait plutôt attendre qu'un canadaire arrive de je ne sais où et vue la taille de l'île il ne resterait plus qu'un caillou brûlé et quelques chèvres calcinées.
L'île est très verte et cela étonne beaucoup vue l'aridité qui sévit, même si les pins ne sont pas bien grands. C’est un miracle qu'il n'y ait jamais eu d'incendie car je ne sais pas comment ils éteindraient tout ça Il y a bien deux camions citernes rouges qu'on voit un peu partout. Mais ce n'est pas pour prévenir les incendies, les camions sont toujours garés devant une taverne. Et puis vu le réseau des routes, ils n'iraient pas bien loin. Non, il faudrait plutôt attendre qu'un canadaire arrive de je ne sais où et vue la taille de l'île il ne resterait plus qu'un caillou brûlé et quelques chèvres calcinées.
Avant Kastri se trouvent
deux chapelles blanches de part et d'autre de la route. Il y en a
aussi une à l'entrée du village. Question culte je ne sais pas si
elles sont très fréquentées, sans compter celles perdues au milieu
de nulle part, ça fait beaucoup de chapelles pour le peu d'habitants
(38 d'après le guide du routard 2014). Si vous faites aussi le
compte des tavernes, il y en a 7 à Sarakiniko, 3 à Agios Ioannis, 2
à Kastri, 3 à Korfos, 1 à Metochi, 3 à Karave sur le port, ce qui
donne près d'une vingtaine pour toute l'île. Soit une taverne pour
deux habitants ! Et encore je ne compte pas une boutique à
pizza juchée en haut d'une falaise, sur la piste poussiéreuse qui
mène à Korfos et où personne ne s'arrête.
Remarque il n'y a pas besoin, ils livrent à domicile ! Pas sûr qu'ils viennent si on les appelle de Tripiti ou Potamos...
Remarque il n'y a pas besoin, ils livrent à domicile ! Pas sûr qu'ils viennent si on les appelle de Tripiti ou Potamos...
Auparavant, à Kastri, il
y avait un camion peinturluré à la sauce hippie avec plein de
symboles peace and love et autres inscription smile and smoke !
Ils l'ont enlevé. C'est comme le mini bus hors d'âge tenu par un
petit vieux en bout de course aux cheveux si blancs qu'ils en étaient
devenu jaunes. Il sévissait encore l'an dernier et était bien
pratique. C'était le seul qui pouvait vous mener de Agios Ioannis à
Korfos en passant par Sarakiniko toute la journée. Il faisait la
navette.
Question horaires c'était plutôt approximatif, le bus ne démarrant qu'à partir d'un certain nombre de clients dont seul le chauffeur connaissait le seuil. Cette année il n'y a plus rien, il n'a pas dû passer l'hiver. Le bus trône depuis à Métochi, rangé à côte de vieux pick-up sans roue, faisant la joie de poules qui y ont trouvé un perchoir bien pratique. Tout fout le camp !
Question horaires c'était plutôt approximatif, le bus ne démarrant qu'à partir d'un certain nombre de clients dont seul le chauffeur connaissait le seuil. Cette année il n'y a plus rien, il n'a pas dû passer l'hiver. Le bus trône depuis à Métochi, rangé à côte de vieux pick-up sans roue, faisant la joie de poules qui y ont trouvé un perchoir bien pratique. Tout fout le camp !
En revanche à l'entrée
de Kastri se trouve une boulangerie flambant neuve qui fait aussi
snack. Quelle idée d'avoir implanté ça là haut où personne ne
vient à part nous ! Car le gros des troupes est en camping
sauvage. Ils vont à Agio Ioannis par le bus qui arrive avec le
bateau et n'en bougent plus.
Ils ne savent pas ce qu'ils ratent. Pour les plus téméraires il y a l'hôtel le plus huppé de Gavdos, le Princess Gavdos avec une vue imprenable sur la majeure partie de l'île et la Crète au loin. Pour la plage par contre il faudra s'en passer car à pied il doit bien y avoir 5 kilomètres avant d'arriver en bas. Et encore, au port ! A Kastri il y a plus de poules que d'habitants. Ça caquette de partout, ça file comme une fusée entre deux murets en laissant une plume en cadeau au passage. Ça connaît son monde par cœur. Et elles ne sont pas folles, elles aiment l'ombre. Ce qui fait que de vieilles maisons abandonnées sont transformées en refuge gloussant de poules en mal d'ombre. Au milieu de ce bordel, on trouve une taverne après avoir poussé un petit portail qui semble mener à un potager. J'y ai mangé l'an dernier.
On y est très bien, sous une treille et entouré de plants de tomates et autres herbes aromatiques. La cuisine est préparée dans un cabanon au fond du jardin.
Ils ne savent pas ce qu'ils ratent. Pour les plus téméraires il y a l'hôtel le plus huppé de Gavdos, le Princess Gavdos avec une vue imprenable sur la majeure partie de l'île et la Crète au loin. Pour la plage par contre il faudra s'en passer car à pied il doit bien y avoir 5 kilomètres avant d'arriver en bas. Et encore, au port ! A Kastri il y a plus de poules que d'habitants. Ça caquette de partout, ça file comme une fusée entre deux murets en laissant une plume en cadeau au passage. Ça connaît son monde par cœur. Et elles ne sont pas folles, elles aiment l'ombre. Ce qui fait que de vieilles maisons abandonnées sont transformées en refuge gloussant de poules en mal d'ombre. Au milieu de ce bordel, on trouve une taverne après avoir poussé un petit portail qui semble mener à un potager. J'y ai mangé l'an dernier.
On y est très bien, sous une treille et entouré de plants de tomates et autres herbes aromatiques. La cuisine est préparée dans un cabanon au fond du jardin.
Après Kastri, direction
Vatsiana, le village le plus au sud de l'Europe. Un village qui
mériterait ses trois étoiles sur le guide vert du Michelin et qui
vit ses derniers instants dans un style de vie qui n'a jamais bougé.
Il sera certainement transformé un jour en village fantôme comme
d'autres maisons abandonnées et en ruines qu'on peut rencontrer dans
le maquis au cours de balades. Mais avant, juste après la
bifurcation pour le phare et derrière l'école se trouve une ferme
qui n'a pas manqué de marquer notre intérêt.
Dès que j'ai vu le truc émergé dans un virage, j'ai tout de suite stoppé le scooter, flairant une trouvaille. Et en guise de trouvaille, elle vaut son pendant en cacahuètes ! La ferme est abandonnée et on dirait que son intérieur a été vidé pour finir ses jours dehors. Au milieu d'un fatras de frigos rouillés, de congélateurs et autres gazinières à la gloire passée triomphent des bobines de câble de ligne téléphonique, des pneus, un tas de sac de ciment fossilisé dont le contenu a pris l'eau depuis une éternité et qui donne une espèce de tour improbable où chaque pierre serait un morceau de sac de ciment. Entre deux congélateurs se trouve une pauvre brebis affolée, attachée, à la courte corde, en plein cagnard, sur un sol piétiné où rien ne pousse.
Elle a pour compagnie une poule qui boîte et qui prend l'ombre derrière un congélateur. Plus loin le long d'un grillage se trouve un tas poilu qui ne bouge pas. C'est une chèvre, agenouillée, stoïque et digne. Après en avoir fait le tour, on a compris ce qui se passait. La pauvre, elle aussi attachée, avait dû essayer de s'échapper en ne faisant que coincer la corde autour de poteaux et avait fini par s'étrangler en essayant de s'allonger, la corde étant devenue trop courte et coincée en haut du grillage. Elle n'avait pas l'air d'avoir souffert. Ça devait être tout frais, il n'y avait aucune mouche et elle semblait comme empaillée. Du coup j'ai tout de suite pensé à l'autre brebis qui n'allait pas tarder à subir le même sort.
Quand même, laisser des animaux en plein soleil sans rien à boire ni manger par 40 degrés dehors ! Celles qui sont libres ne sont pas folles, elles sont toutes à l'ombre d'un cyprès ou d'une vieille bagnole. Je me suis donc mis en quête d'un baquet pour le remplir d'une eau qui coulait en mince filet dans un abreuvoir hors d'atteinte de la brebis. Mais je n'ai pas trouvé. Par contre il y avait une sorte de seau pas très loin avec de l'eau croupie et verdâtre pleine d'insectes. Je l'ai rapproché de la brebis, en mode panique quand elle a vu qu'on se rapprochait et qu'elle ne pouvait fuir. Au bout d'un moment j'ai été un peu soulagé.
Une fois à l'écart j'ai vu qu'elle avait la tête dans le seau. Ça suffira peut être à la sauver, à moins qu'elle n'attrape la dysenterie. A côté de ça il y a un combi Volkswagen tout rouillé et défoncé qui sied bien au reste du décor. L'intérieur de la ferme a encore quelques objets. La cuisine est garnie d'un égouttoir avec quelques assiettes bleues qui finissent de sécher depuis des années. Dans une pièce se trouve un habitant. Une poule ! Ah cette ferme ! Elle nous a bien fait rigoler et des heures après on en parle encore. Je serais producteur de télévision j'en ferais une série. Comme il y en a sur les hôtels et les restaurants en perte de vitesse où un redresseur de tort vient sauver le navire à la dérive. Ici ce serait « Cauchemar à la ferme » !
Dès que j'ai vu le truc émergé dans un virage, j'ai tout de suite stoppé le scooter, flairant une trouvaille. Et en guise de trouvaille, elle vaut son pendant en cacahuètes ! La ferme est abandonnée et on dirait que son intérieur a été vidé pour finir ses jours dehors. Au milieu d'un fatras de frigos rouillés, de congélateurs et autres gazinières à la gloire passée triomphent des bobines de câble de ligne téléphonique, des pneus, un tas de sac de ciment fossilisé dont le contenu a pris l'eau depuis une éternité et qui donne une espèce de tour improbable où chaque pierre serait un morceau de sac de ciment. Entre deux congélateurs se trouve une pauvre brebis affolée, attachée, à la courte corde, en plein cagnard, sur un sol piétiné où rien ne pousse.
Elle a pour compagnie une poule qui boîte et qui prend l'ombre derrière un congélateur. Plus loin le long d'un grillage se trouve un tas poilu qui ne bouge pas. C'est une chèvre, agenouillée, stoïque et digne. Après en avoir fait le tour, on a compris ce qui se passait. La pauvre, elle aussi attachée, avait dû essayer de s'échapper en ne faisant que coincer la corde autour de poteaux et avait fini par s'étrangler en essayant de s'allonger, la corde étant devenue trop courte et coincée en haut du grillage. Elle n'avait pas l'air d'avoir souffert. Ça devait être tout frais, il n'y avait aucune mouche et elle semblait comme empaillée. Du coup j'ai tout de suite pensé à l'autre brebis qui n'allait pas tarder à subir le même sort.
Quand même, laisser des animaux en plein soleil sans rien à boire ni manger par 40 degrés dehors ! Celles qui sont libres ne sont pas folles, elles sont toutes à l'ombre d'un cyprès ou d'une vieille bagnole. Je me suis donc mis en quête d'un baquet pour le remplir d'une eau qui coulait en mince filet dans un abreuvoir hors d'atteinte de la brebis. Mais je n'ai pas trouvé. Par contre il y avait une sorte de seau pas très loin avec de l'eau croupie et verdâtre pleine d'insectes. Je l'ai rapproché de la brebis, en mode panique quand elle a vu qu'on se rapprochait et qu'elle ne pouvait fuir. Au bout d'un moment j'ai été un peu soulagé.
Une fois à l'écart j'ai vu qu'elle avait la tête dans le seau. Ça suffira peut être à la sauver, à moins qu'elle n'attrape la dysenterie. A côté de ça il y a un combi Volkswagen tout rouillé et défoncé qui sied bien au reste du décor. L'intérieur de la ferme a encore quelques objets. La cuisine est garnie d'un égouttoir avec quelques assiettes bleues qui finissent de sécher depuis des années. Dans une pièce se trouve un habitant. Une poule ! Ah cette ferme ! Elle nous a bien fait rigoler et des heures après on en parle encore. Je serais producteur de télévision j'en ferais une série. Comme il y en a sur les hôtels et les restaurants en perte de vitesse où un redresseur de tort vient sauver le navire à la dérive. Ici ce serait « Cauchemar à la ferme » !
Sorti de là, le
florilège de l'authenticité n'est pas fini pour autant. A Vatsiana,
une fois garé sur la place du village qui compte trois maisons
habitées, une fenêtre s'est ouverte. La seule d'une maison au long
mur. De là, par l'embrasure, une vieille nous a montré son plus
beau sourire de sorcière sans dent en baragouinant on ne sait quoi.
Elle n'avait pas l'air bien méchante. Elle voulait sans doute voir à
quoi ressemblaient ces intrus. Elle ne doit pas avoir beaucoup de
visite et doit certainement aller parler au cimetière à l'entrée
du village pour avoir un peu de compagnie. Elle était toute bossue.
Ici les maisons de retraite ils font sans.
Et pourtant elle a encore un potager avec des espèces d'artichauts hauts et d'une plante dont on ne sait pas ce que c'était, sorte de plant de cannabis pour soulager ses rhumatismes. Les deux autres fois où j'y suis allé une autre vieille était sortie d'on ne sait où pour m'inviter à visiter sa demeure où elle voulait me vendre je ne sais quoi, « come and have a look ». J'avais à chaque fois décliné l'invitation. J'avais promis la même chose à Sébastien mais quand on est arrivé on n'a rien vu débouler. Peut être est-elle morte depuis. A moins que ce soit elle qui tienne une boutique de souvenirs incongrue au bord de la falaise, à l'extérieur du village où seul passe le camion poubelle et encore, s'il y passe. Car vieilles voitures et autres encombrants ont perdu là leur vie, poussés dans le précipice.
C'est à cet endroit que se trouve aussi les réfugiés de Tchernobyl dont j'appris l'existence par Sébastien. Il y aurait une communauté qui se serait installée ici et qui a construit un genre d'édifice avec un toit en bouteilles de verre vertes. Un truc dont on ne sait rien et qui a l'air d'être une secte. Celle qui tient la boutique de souvenir, en fait une suisse de Zurich installée définitivement ici, ne nous en dira rien de plus. Sujet tabou apparemment. Elle voulait nous vendre ses objets d'artisanat à base de cèdre. Des bougeoirs et des pendentifs avec seul deux choix de motif. Le signe Omega et autre truc cabalistique. On est ressorti de là comme on était venu, elle ne doit pas faire affaire très souvent.
D'une manière générale on ne peut pas dire qu'ils cherchent le profit à Gavdos. Entre le loueur de scooters qui a déménagé d'une route avant Sarakiniko qui ne devait déjà pas avoir beaucoup de visite pour aller se percher en haut de Korfos à Métochi où il faut un 4x4 pour y accéder. Ou le truc à pizza tout aussi mal situé. Ou encore le type qui fait son manège tous les matins et essaye de vendre du pain dans un sac en plastique dans chaque main, passant de façon erratique à toutes les tentes et individus qu'il croise dans une danse qui semble rappeler celle de l'abeille pour indiquer au reste de la ruche la localisation d'une fleur, allant jusqu'à Lavrakas en plein après midi finir sa tournée... Tout cela n'a pas dû faire les fais d'une étude marketing. C'est justement ce qui fait le charme de l'île. C'est un beau foutoir. Mais qui fonctionne. Certes à vitesse ralentie. Comme dirait Sébastien : doucement le matin et pas trop vite le soir !
Et pourtant elle a encore un potager avec des espèces d'artichauts hauts et d'une plante dont on ne sait pas ce que c'était, sorte de plant de cannabis pour soulager ses rhumatismes. Les deux autres fois où j'y suis allé une autre vieille était sortie d'on ne sait où pour m'inviter à visiter sa demeure où elle voulait me vendre je ne sais quoi, « come and have a look ». J'avais à chaque fois décliné l'invitation. J'avais promis la même chose à Sébastien mais quand on est arrivé on n'a rien vu débouler. Peut être est-elle morte depuis. A moins que ce soit elle qui tienne une boutique de souvenirs incongrue au bord de la falaise, à l'extérieur du village où seul passe le camion poubelle et encore, s'il y passe. Car vieilles voitures et autres encombrants ont perdu là leur vie, poussés dans le précipice.
C'est à cet endroit que se trouve aussi les réfugiés de Tchernobyl dont j'appris l'existence par Sébastien. Il y aurait une communauté qui se serait installée ici et qui a construit un genre d'édifice avec un toit en bouteilles de verre vertes. Un truc dont on ne sait rien et qui a l'air d'être une secte. Celle qui tient la boutique de souvenir, en fait une suisse de Zurich installée définitivement ici, ne nous en dira rien de plus. Sujet tabou apparemment. Elle voulait nous vendre ses objets d'artisanat à base de cèdre. Des bougeoirs et des pendentifs avec seul deux choix de motif. Le signe Omega et autre truc cabalistique. On est ressorti de là comme on était venu, elle ne doit pas faire affaire très souvent.
D'une manière générale on ne peut pas dire qu'ils cherchent le profit à Gavdos. Entre le loueur de scooters qui a déménagé d'une route avant Sarakiniko qui ne devait déjà pas avoir beaucoup de visite pour aller se percher en haut de Korfos à Métochi où il faut un 4x4 pour y accéder. Ou le truc à pizza tout aussi mal situé. Ou encore le type qui fait son manège tous les matins et essaye de vendre du pain dans un sac en plastique dans chaque main, passant de façon erratique à toutes les tentes et individus qu'il croise dans une danse qui semble rappeler celle de l'abeille pour indiquer au reste de la ruche la localisation d'une fleur, allant jusqu'à Lavrakas en plein après midi finir sa tournée... Tout cela n'a pas dû faire les fais d'une étude marketing. C'est justement ce qui fait le charme de l'île. C'est un beau foutoir. Mais qui fonctionne. Certes à vitesse ralentie. Comme dirait Sébastien : doucement le matin et pas trop vite le soir !
















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