Arrivé du ferry de
Langkawi sur Koh Lipe à 10 heures, je m'aperçois qu'il n'est plus
possible de rejoindre Koh Tarutao avec le bateau de 11h30. Ils l'ont
supprimé, tout comme celui de 13h30. Il en existe seulement un, tous
les jours, à 9h30. Ce n'est pas faute d'avoir essayé dans une demie
douzaine d'agences de voyages qui sont dans la rue principale.
« Tomorrow nine thirty. Tomorrow ». Ok, mais là je fais
quoi ? Passer la journée sur Koh Lipe, pas possible. C'est
toujours les mêmes touristes veules. Du coup je finis à Koh Adang.
Et quitte à monter le camp, autant en profiter et rester plusieurs
jours. J'ai donc payé pour 5 nuits mais il se pourrait que ça se
transforme en 10. J'aime bien ici. On est plus tranquille que sur
Tarutao même si c'est moins sauvage. Surtout il n'y a pas de
sandflies et les singes sont moins présents. Et puis avec les 2 mois
devant moi, je ne suis pas pressé. En plus j'ai eu des nouvelles
d'Esther qui est déjà sur place. Elle m'a dit que Adang était une
bonne option car il n'y a pour l'instant plus de cuisine sur Ao Molae
car ils sont en train de la refaire. Décidément, toujours des
travaux pas là bas ! Du coup il y a quasi personne. Et puis les
macaques pullulent là bas cette année. Forcément vu le rythme de
bébés qu'ils engendrent et le fait qu'ils n'ont pas de prédateurs
ni de moyen d'aller ailleurs, cette île va devenir à terme un asile
de fous pour macaques !
C'est avec joie que je
retrouve l'emplacement de l'année dernière, juste derrière la
plage, dans cet espace plat et ombragé qui offre un jardin tropical
où je peux m'abriter du vent. La mousson a dû y amener les vagues
car le terrain n'est plus très plat. Mais après quelques travaux de
terrassement à la semelle de Crocs, la place est faite. Ça va vite
c'est du sable grossier, des débris de coraux. En deux heures tout
était monté, hamac compris. Le plus long c'est de tendre les tarps.
J'en ai un plus grand cette année car celui de la dernière fois
laissait passer les pluies sur les côtés. C'est une bâche de 3x3,7
mètres. Les cordes que j'avais planquées sous un rocher la dernière
fois sont toujours là. Pratique. Pour l'excédent de bagages, cette
fois ils ont une petite pièce qui ferme à clefs avec plein de sacs
poussiéreux dedans avec des noms et des pays, des fidèles
d'Australie, USA... J'aurais dû faire ça si j'avais su. Par contre
il vaut mieux ne rien oublier de choses dont on a besoin, car il y a
souvent personne à la réception et ils doivent tout le temps venir
avec une clef. Pour éviter de les déranger, je me trimbale avec pas
mal d'affaires. C'est contraignant mais je préfère ça à les
laisser en pâture aux macaques même si pour l’instant je n'en ai
pas vu un seul. Par contre les toucans sont bien là. Ils pullulent
mais ne se laissent toujours pas prendre en photo.
Les filles du restaurant
sont aussi bien là. La fille grimée à la grimace qui passe
commande derrière son comptoir pige toujours que dalle. Sorti des
mots appris par cœur tels qu'ils figurent sur la carte, il n'y a
plus de connexion au cerveau. Pendant que je lui demande des détails
sur l'électricité qui n'est pas branchée sous le kiosque, elle
fait l'autiste, occupée à faire des papillotes de je ne sais quoi
qu'elle met dans de petits sachets. Cause toujours je m'en fous. Elle
ne sait pas compter non plus. 220 bahts chez elle ça fait « two
hundred seventy ». Ne pas s'inquiéter. Au début j'ai cru que
la Chang avait eu une poussée à 100 bahts. Ouf, elle est toujours à
50, on va pouvoir passer de bonnes vacances. Celle qui sert les plats
à table est là, la jeune aux bras toujours ballants avec un faux
sourire façon Joconde. On me reconnaît pas mais moi je reconnais
tout le monde. On doit être dix sur le camp, c'est très tranquille.
A tel point qu'ils ferment la cuisine avant l’heure. A 13h30 il
faut faire avec les nouilles, plus de riz. A savoir !
|
|
|
![]() |
|
![]() |
|
![]() |
|
![]() |
|
![]() |
|











Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire