J'ai depuis très
longtemps envie de dormir dans le hamac. Il paraît que contrairement
aux idées reçues on y dort très bien. Certaines populations comme
en Amazonie ne dorment du reste qu'ainsi, ainsi que les militaires en
Guyane, lors de leurs expéditions dans la jungle. Car le hamac sur
le papier n'offre que des avantages par rapport à une tente :
pas besoin de chercher un coin plat et de le débarrasser des petites
pierres et autres branchages. On a juste besoin de deux arbres, pas
trop proches l'un de l'autre mais pas non plus trop loin. S'ils sont
trop proches, le hamac pendouillera et n'offrira pas une surface de
couchage plane et on se retrouvera engoncé comme dans un cocon.
S'ils sont trop loin, le hamac sera trop tendu, donc inconfortable,
et il offrira un espace en largeur nettement diminué du fait de la
tension. C'est la seule contrainte qui existe pour suspendre un
hamac. Avec celle bien sûr qu'il y ait des arbres. Même si certains
arrivent à les accrocher autour de rochers pour dormir dans des
criques, comme en Méditerranée par exemple. Le gros avantage du
hamac est que l'on peut l'accrocher dans des terrains pentus et
humides. On n'est plus en contact avec le sol, adieu humidité qui
remonte et adieu les visites nocturnes de bestioles qui font du
raffut autour de la tente ou entre les deux toits.
Comme par exemple
si on a posé la tente au dessus d'un trou de crabe. Le hamac ne
convient pas par temps froid, car dépourvu d'isolation, le froid
remonte par le dos. Pour les climats tropicaux comme ici, c'est
l'idéal. Et puis voyager avec un hamac c'est ne plus s'encombrer
d'une tente, d'un matelas et d'un oreiller. Cela permet de gagner au
moins 2 kilos. C'est pour ça que j'avais envie de dormir en hamac de
longue date, pour voyager léger. Et pour ne plus craindre que la
tente soit visitée et saccagée par un macaque.
Depuis quelques nuits
j'ai une douleur vive au niveau du dos qui me réveille au bout de 5
heures de nuit. Le changement de position n'y fait rien. C'est une
douleur nouvelle, derrière le sternum.
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| Trop tentant de ne pas se servir |
Je pense que c'est dû au
nouveau matelas que j'ai inauguré cette année. C'est un matelas
auto-gonflant que j'ai choisi pour sa bonne épaisseur de 7,5 cm pour
le confort ; mais que je le gonfle à bloc ou que je laisse
légèrement gonflé, ça ne change rien. J'ai même essayé
d'ajouter un autre matelas par dessus, tout fin (précaution au cas
où l'autre lâche ou soit mangé par les macaques) : pas mieux.
En désespoir de cause j'ai volé un matelas au parc. Il y a un local
sur le camp où ils entreposent matelas, sacs de couchage et
oreillers pour les gens qui veulent camper et qui n'ont pas de tente.
Dans ce cas ils fournissent le matériel. Les affaires sont tout le
temps sur un fil à respirer et le soir ils les rentrent dans un
local sans le fermer à clef.
C'est là où je me suis servi, un
matin, alors que tout le monde dormait. Ce n'est pas du vol, c'est un
emprunt. Leur matelas est en fait un truc en accordéon constitué de
plaques de polystyrène à l'intérieur. Il est donc très dur. Peut
être cela me fera-t-il du bien. J'ai mis par dessus le gros matelas,
dégonflé, qui dans cet état offre une couche de mousse douillette.
Eh bien tout ça pour rien. Ce matin je suis allé le remettre là où
je l'avais pris.
La seule solution c'est
de me replier vers le hamac. C'est d'ailleurs là où j'ai fini la
nuit. Cela m'a fait beaucoup de bien. Désormais, j'ai retiré le
tarp au dessus de la tente pour le positionner au dessus du hamac. Je
ne refais pas l'erreur de le tendre à plat pour espérer une plus
grande surface de protection vis à vis de le pluie.
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| Un orage arrive, tous aux abris! |
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| En attendant que ça passe... |






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