Je me plais beaucoup dans
le coin de bout de plage que j'avais déniché il y a 3 ans. C'est un
havre de paix et de beauté.Tout y est parfait. L'ambiance change
constamment tout au long de la journée, au gré de la position des
rayons de soleil et de leur intensité. Le pic de beauté se situe
vers 11h/midi le matin et vers 15 heures l'après midi. Tout exulte
alors. Le vert des feuille ressort très intense, les contrastes sont
renforcés, les liserons au sol d'un vert foncé tranchent avec le
reste de la végétation. Le coin est tout plat, on y trouve même de
l'herbe. On a de l'ombre toute la journée, des oiseaux qui
n’arrêtent pas de siffloter, de gros lézards bariolés qui
patrouillent dans les feuilles mortes, des Bernard l'ermite qui
vivent leur vie tranquille. Tout ça avec la plage à deux pas et de
l'autre côté une jungle luxuriante qui part à l'assaut des
montagnes. On ne peut pas rêver mieux. Un vrai jardin d'Eden qui
semble avoir été conçu pour moi. C'est le seul coin comme ça sur
toute cette portion de l'île. Personne ne s'aventure derrière la
plage, à part biniouman qui avait squatté mon hamac. Les gens ne
font que marcher sur la plage – quand ils viennent jusque là –
et restent à griller en plein soleil. Je reste invisible sauf pour
aller me baigner, ce dont je ne me prive pas. La mer est un
enchantement avec des coraux à foison que l'on voit bien en
s'éloignant du rivage, comme quand j'étais allé voir les
speedboats pour leur demander d'aller jeter l'ancre ailleurs.
L'eau plus au large est très limpide, un vrai cristal, les patates de corail défilent à chaque brassée. On peut aussi admirer l'horizon, avec Langkawi face à soi, Koh Lipeà droite et Koh Tarutao sur la gauche. De l'autre côté, l'arrière de la plage est à tomber, on se rend mieux compte du site où je suis niché. On peut contempler alors le rivage, une bande de sable blanc à s'en faire décoller la rétine, et puis la jungle tout autour, immensité de forêt vierge sans habitation. J'aime beaucoup sortir de l'eau pour regagner le hamac. On passe alors d'un endroit irradié de lumière à quelque chose de plus doux. On frôle les feuilles, les papillons s'envolent, on retrouve la fraîcheur de l'ombre. Je me sens un vrai Robinson dans ce coin.
Surtout ne m'envoyez pas de Vendredi ! Je deviens de plus en plus sauvage à mesure que la nature me gagne, ne bougeant que pour aller manger et prendre une douche. Les gens se demandent où je suis, ce que je fais, je disparais et personne ne sait où je vais. Le camp est devenu bien fréquenté, je l'évite au maximum. Tous les jours il y a de la visite de groupe thaïs, qui rassemblent toutes les tables pour faire des banquets de 30. Et ça caquette fort. Je prends désormais mes repas dehors bien que les tables en bois soit très mal fichues avec un banc bien trop bas par rapport à la table, ce qui tue le dos.
Je pourrais rester dans ce coin tout le séjour, je n'ai plus envie de bouger. Tout est tellement si parfait. En plus j'y dors bien à nouveau. J'ai trouvé le truc : je mets le sacs de couchage que j'ai emprunté au parc par dessus le matelas. Ça me fait une couche moelleuse, comme un vrai lit.
L'eau plus au large est très limpide, un vrai cristal, les patates de corail défilent à chaque brassée. On peut aussi admirer l'horizon, avec Langkawi face à soi, Koh Lipeà droite et Koh Tarutao sur la gauche. De l'autre côté, l'arrière de la plage est à tomber, on se rend mieux compte du site où je suis niché. On peut contempler alors le rivage, une bande de sable blanc à s'en faire décoller la rétine, et puis la jungle tout autour, immensité de forêt vierge sans habitation. J'aime beaucoup sortir de l'eau pour regagner le hamac. On passe alors d'un endroit irradié de lumière à quelque chose de plus doux. On frôle les feuilles, les papillons s'envolent, on retrouve la fraîcheur de l'ombre. Je me sens un vrai Robinson dans ce coin.
Surtout ne m'envoyez pas de Vendredi ! Je deviens de plus en plus sauvage à mesure que la nature me gagne, ne bougeant que pour aller manger et prendre une douche. Les gens se demandent où je suis, ce que je fais, je disparais et personne ne sait où je vais. Le camp est devenu bien fréquenté, je l'évite au maximum. Tous les jours il y a de la visite de groupe thaïs, qui rassemblent toutes les tables pour faire des banquets de 30. Et ça caquette fort. Je prends désormais mes repas dehors bien que les tables en bois soit très mal fichues avec un banc bien trop bas par rapport à la table, ce qui tue le dos.
Je pourrais rester dans ce coin tout le séjour, je n'ai plus envie de bouger. Tout est tellement si parfait. En plus j'y dors bien à nouveau. J'ai trouvé le truc : je mets le sacs de couchage que j'ai emprunté au parc par dessus le matelas. Ça me fait une couche moelleuse, comme un vrai lit.
Le petit matin est le
meilleur moment pour débusquer les bestioles. Les calaos pie
pullulent et font un raffut pas possible dans les arbres. Ils sont
très grégaires mais se détestent en même temps. Ils sont tout le
temps à se chamailler, à se crier les uns sur les autres. Mais
lorsque l'un s'envole, l'autre suit, et le reste finit par décoller.
Du coup j'ai enfin réussi à en saisir un en plein vol ! La
nuit on les retrouve dans l'arbre aux baies blanches collées aux
branches. Vaut mieux ne pas mettre sa tente dessous. Ils sont tous
là. Ça fait de gros ploufs d'oiseaux qui se posent – ils ne
savent jamais rester en place – de feuillages froissés et de cris
indignés. Il y a tout un tas de trucs qui tombent sans que je sache
si c'est leurs chiures ou des baies sous l'effet de leur remue
ménage. Leur manège fait rire tout le monde au moment du dîner.
J'ai enregistré leur cirque ici :
Ce matin, j'ai retrouvé
aussi l'oiseau noir de jais à l’œil rouge avec son fanion à
l'arrière, suspendu au bout d'une longue plume. On dirait qu'il se
trimbale un drapeau publicitaire comme ces avions que l'on voit
l'été au dessus des plages. Encore un oiseau qui a la bougeotte. Il
grimpe sur une branche plus haut, se retourne, redescends, part sur
un autre arbre et revient. Il faut être très patient pour l'avoir
en photo. Pour mon attaque à la lessive, je me demande finalement si
c'est l’œuvre d'un macaque. Pauvre bestiole que j'accuse sans
preuve. Le paquet est ouvert trop précisément. Et puis j'ai eu une
autre visite sur le camp. J'ai retrouvé ma pelote de ficelle par
terre, toute déroulée, avec le fil qui courait de banche en
branche. Pourquoi un macaque aurait il joué avec de la ficelle ?
Ils ne jouent qu'avec la nourriture ! Ce pourrait être un de
ces calaos. Après tout ils s'appellent bien calaos pie, pie comme
pie voleuse...











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