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| Davies Creek |
Encore ?! Vous devez
être lassés de mes parcs nationaux. Et pour bien enfoncer le clou
en voici deux de plus explorés dans la même journée : Barron
Gorge et Davies Creek. Ces deux parcs sont situés à moins de 40 km
de Cairns ce qui rend leur visite aisée. Je suis donc parti de
Daintree ce matin aux aurores, pour avoir une pleine journée à
passer dans ces parcs plutôt que sur la route. Je me rapproche de
Cairns, c'est tactique. En effet j'ai mon avion pour Sydney après
demain mais surtout j'ai la surprise de demain pour laquelle je dois
être très tôt à Cairns. J'ai été intrigué en prenant le ferry
sur la rivière Daintree par un câble qui coulissait le long du
bateau. La même chose se faisait de l'autre côté. J'ai soudains
compris que la barge n'avait pas de moteur mais était en quelque
sorte un téléphérique aquatique.
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| Cairns en montant vers les Tablelands |
Il faut dire que pour la largeur
à parcourir c'est bien suffisant. En plus, c'est davantage
écologique. Un treuil électrique et hop c'est fait. Si ça se
trouve le treuil n'est même pas sur le bateau mais de l'autre côté
de la rive.
Pour la visite de mes
deux parcs nationaux il a fallu que je quitte la mer pour regagner
les hauteurs, direction les Tablelands. C'est ainsi, un jour je veux
de la mer, un jour je veux autre chose. C'est comme la vie, il y a
des hauts et des bas. Sauf que les hauts et les bas sont tout aussi
passionnants ! En plus ça me permet d'alterner avantageusement
différents types de paysages, ce qui me permet de rester émerveillé
en permanence sans jamais m'habituer. Barron Gorge est situé juste à
côté de Kuranda, à 15 kilomètres à l'ouest de Cairns.
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| Barron Gorge |
Ce village
se veut être un lieu incontournable pour des achats alternatifs au
cœur de la jungle, melting pot d’œuvres d'arts psychédéliques,
de fringues hippies et autres bâtonnets d'encens. Les gens viennent
surtout là pour le folklore. Mais aussi pour tout un tas
d'attractions plutôt familiales. Il y a un parc à papillons où les
plus beaux du Queensland se baladent en liberté en se posant sur
l'épaule. Tout à côté se trouve une volière remplie des oiseaux
emblématiques d'Australie tandis qu'un peu plus loin on peut tenir
un koala dans ses bras dans un sanctuaire prévu à cet effet. Pour
couronner le tout, on peut accéder directement au site depuis Cairns
depuis un long téléphérique qui passe entre gorges et jungle ou,
si l'on a trop le vertige, opter pour un train à vapeur qui dépose
les voyageurs directement dans la gorge.
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| Barron Falls |
Enfin, à Kuranda on trouve
un large choix de restaurants à même de rassasier tous les
appétits, depuis le burger jusqu'au fameux fish and chips. Inutile
de dire que l'endroit est très populaire. Preuve en est, dès que je
suis entré dans le village, je n'ai vu que des touristes. Des
asiatiques. C'est un signe qui ne trompe pas. Le tourisme de masse,
ils adorent ! Alors que je me tâtais pour le câlin avec un
koala, ultime chance d'en porter un dans mes bras et de vérifier
s'il sent bon l'eucalyptus et si sa fourrure est douce au toucher,
j'ai préféré filer directement aux gorges plutôt que d'être dans
la populace avec un pauvre koala que tout le monde s'arrache et dont
j'aurais eu une photo souvenir avec plein d'yeux bridés tout autour.
Côté sauvage, on est un peu hors sujet.
Les gorges sont en
revanche plus calmes et plus authentiques, même si l'on retrouve les
fameuses passerelles en bois. Mais ils ont fait un effort pour ne pas
arriver tout de suite aux gorges que tout le monde attend. Au lieu de
ça, ils nous font languir par un chemin sinueux qui fait de longues
boucles dans la jungle, montant, descendant, pour admirer la canopée
mais aussi des petits cours d'eaux qui plongent vers la gorge. C'est
très bien étudié et comme à chaque fois de nombreux panneaux
expliquent aux novices les trésors d'ingéniosité dont la jungle
sait faire preuve. J'ai même eu droit à une panneau complet passant
dans le détail les us et coutumes de la plante que je déteste.
C'est en fait un palmier grimpant qui émet ces espèces de lianes à
crochets, fines comme des tiges, pour attraper n'importe quoi au
passage et qui va l'aider à s’agripper et à monter plus haut.
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| Barron Gorge |
Ainsi tout s'explique, ce n'était pas un truc spécialement étudié
pour m'enquiquiner. En tout cas je vous déconseille d'adopter un tel
palmier, sinon il va vous refaire la tapisserie ! Après
quelques centaines de mètres le sentier arrive enfin aux gorges,
avec une belle cascade à plusieurs niveaux qui finit sa course dans
des bassins aux eaux bleues. On peut voir le téléphérique passer
de l'autre côté de la gorge tandis que le quai du petit train est
directement sur le belvédère de la gorge.
En revenant sur le
parking, il y a une route qui part dans une autre direction, vers un
lookout. Je suis donc allé voir de quoi il retournait, ça ne mange
pas de pain. A ce sujet, il était l'heure du déjeuner et les
bâtonnets de poulets que j'avais achetés au supermarché de Cairns
refroidissaient sur le siège.
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| Davies Creek |
Un grain est arrivé pile à ce moment
là, me forçant à pique-niquer dans la voiture. Hautes terres
oblige, le temps est plus aléatoire. Surtout que depuis les
premières pluies du 2 novembre, on voit que les chose sont en train
de changer. Le temps est moins radieux, il y a souvent des ondées
dans la nuit et les fins d'après midi sont souvent couvertes. On
voit que l'on va vers la saison des pluies. Je suis vraiment venu à
la meilleure période, que j'avais sélectionnée avec soin. En fait
la meilleure période est située vers juillet-août mais je ne vois
pas l’intérêt d'aller de l'autre côté de la Terre quand on est
encore en plein été par chez nous, sans compter qu'il y a plus de
monde. Septembre/ octobre est une période alternative où les
australiens n'ont pas de vacances scolaires qui commencent chez eux
en décembre. J'ai donc calé mon voyage en prenant en considération
tous ces paramètres afin d'avoir précipitations minimisées et en
dehors de périodes d'affluence. Tout un art !
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| Davies Creek, ma tente... et le linge! |
Comme par enchantement
une fois le pique-nique terminé de belles éclaircies ont fait leur
apparition, me laissant le loisir de me rendre au point de vue situé
seulement à 50 mètres. De là on peut voir jusqu'à Cairns en
plongeant son regard dans une vallée verdoyante. Je suis content que
le temps soit incertain aujourd'hui car comme cela demain j'aurai
plus de chance que ça s'améliore plutôt que ça se détraque. Car
demain il faut absolument qu'il fasse beau sinon ça n'a pas
d'intérêt. Je vous mets sur la voie...
Pour rejoindre Davies
Creek, il faut prendre une piste quelques kilomètres après avoir
traversé justement le cours d'eau depuis la Kennedy Highway qui mène
à Atherton. Il faut compter 6 kilomètres d'une piste poussiéreuse
et très cahoteuse, en raison de ces espèces d'ornières comme si un
tank à chenilles était passé par là.
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| Ai-je l'air de m'ennuyer? |
En fait c'est causé par les
4x4 quand ils roulent trop vite, chaque passage amplifiant le
phénomène. Avec une pauvre voiture de tourisme on sent qu'on va y
laisser un essieu ou tous ses plombages. Alors que j'avais nettoyé
la voiture en prévision de la restitution après demain à
l'aéroport, afin d'éviter une surcharge pour voiture sale, voilà
que je vais tout devoir recommencer. En effet les loueurs australiens
sont très tatillons sur l'état des véhicules et remettent avec le
contrat une longue liste de ce qui est acceptable de ce qui ne l'est
pas, avec des mesures très précises comme par exemple des rayures
de moins de 1mm. On dirait qu'on lit les clauses particulières
d'exclusion d'une assurance en caractères tout petits. J'ai aussi
aspiré l'intérieur car il est écrit que toute trace de boue, de
sable ou de débris végétaux est inacceptable. Si vous aviez vu
l'intérieur de la voiture avant, on aurait dit les quais de la Seine
un jour de Paris plage !
Ce soir je vais dormir à
Davies Creek. C'est un petit coin paradisiaque, sec, avec des
eucalyptus parsemés qui rappellent le bush de l'Outback. Ça me fait
un coin qui change de ce que j'ai déjà vu. Ce n'est pas pour me
déplaire, ça rajoute encore une curiosité à mon périple.
L’endroit est idyllique pour la baignade, avec ses petits bassins
qui se dessinent au fil de l'eau qui serpente entre de nombreux blocs
rocheux immenses et larges, blancs et tout lisses, qui donnent
l'impression pieds nus de marcher sur du satin. C'est extrêmement
doux et agréable. Je ne me suis pas fait prier pour aller piquer une
tête et me débarrasser de ma crasse. Par la même occasion, j'ai
profité de ces grandes dalles qui descendent en pente douce, idéales
comme lavoir, pour laver du linge qui a séché en moins d'une heure
sur les pierres chaudes.
Ici le choix de
l'emplacement où poser la tente est libre. Il y a bien un plan qui
indique là où l'on a le droit de se mettre mais il est très
approximatif et comme il n'y a pas de numéros, je me suis mis un peu
là où je voulais. Comme je suis étonnamment tout seul dans un si
charmant endroit, j'ai choisi la meilleure place. Tout au bord de
l'eau, sur une petite plage de graviers de rivière tout blancs.
C'est mon plus beau coin de camping de tout mon voyage en Australie.
Et puis ce soir j'aurai le glouglou des cascades pour remplacer le
grondement des vagues. Les deux me vont aussi bien !










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