Voici les dernières photos de Ao Molae. Je vais retourner sur Koh Adang passer les deux dernières semaines qu'il me reste, peinard. Depuis la virée en bateau les températures ont bien augmenté. Les après midi sont une fournaise et même à l'ombre de mon spectaculaire arbre je peine à me rafraîchir. La mer n'est d'aucune utilité, c'est petit coefficient et elle a toujours l'air basse, offrant de l'eau au genou, pendant que toute le reste du corps se fait dévorer par les sandflies. Celles ci d'ailleurs rentrent dans le hamac chaque fois que j'ouvre la moustiquaire, c'est devenu un sac à sandflies. Je suis obligé de rester couvert et la moustiquaire fait étuve. Par ailleurs, dès que j'ai le dos tourné, que je vais pisser ou étendre du linge à trois mètres, les macaques arrivent et cherchent à s'emparer de mes sacs accrochés aux branches.
J'ai toujours une fronde à porté de main pour les faire fuir, sauf dans ce genre de cas. Alors ils en profitent. Ça finit par me fatiguer. Je me suis vu à Koh Adang à faire trempette sur la plage, à me tripoter les doigts de pieds et à rester dans la baignoire comme ça pendant des heures sans craindre chapardages ni piqûres. J'y retourne donc. Après, Ao Molae me plaît toujours autant, et Tarutao également, mais les aspects négatifs finissent par user. J'y retournerai à coup sûr, mais je ne pense plus y rester des mois comme ce que j'ai pu faire. Pas maintenant que j'ai pris goût à Koh Adang. Par contre je suis quand même triste de partir. Je sais que je n'aurai pas ce calme, la beauté de cet arbre aux mille troncs aux fleurs étranges qui embaument la plage, les beaux couchers de soleil et les nuits paisibles à Ao Jak, loin des long tail boats. Avec tous les chants d'oiseaux du matin que j'aime enregistrer.
Ni le spectacle des langurs à lunettes qui passent tous les après midi en tribu en sautant de branche en branche sans me voir. Et puis il y a Akki et Esther, toujours adorables. Ils me surnomment l'ermite car je suis souvent dans mon coin. Qu'ils ne pensent pas que c'est pas parce que je n'apprécie pas leur compagnie, mais j'aime être seul, lire, manger face à mon assiette sans s'étrangler entre deux bouchées avalées de travers.
Ce soir je me suis avancé, j'ai débarrassé la plage du hamac et de tout ce que j'avais aménagé. L'arbre et son environnement redevient sauvage. Ça me fait bizarre de voir tout ça vide. Il n'y a plus que mes empreintes de pas dans le sable. Cela fait comme des pistes qui convergent toutes vers là où le hamac était suspendu. Il faudra maintenant attendre un an pour retrouver ce coin. Un an de plus, un an plus vieux, un an peut être moins en forme. Qui peut dire dans quel état on sera l'année d'après ?




















Bonjour, Je lis avec passion vos aventures à Tarutao et Adang. Nous voulions aller à Tarutao, mais nous demandions s'il y a des sandflies là bas. Manifestement oui... Je voulais savoir s'il y en a sur toutes les plages de l'ile, ou si certaines sont epargnée ? (ma fille et moi même sommes des vrais sandwich pour ces bestioles...). Autre question: est ce que vous avez essayé les repulsifs à moustique avec DEET, l'eau de coco ou l'huile de coco ? Paraitrai t'il que ca peut etre efficace pour les dégouter de vous ? Merci d'avance de vos conseils.
RépondreSupprimerBonjour! Merci pour votre message. Je ne suis pas allé sur Tarutao cette année mais des amis m'ont dit que le 2e endroit Ao Molae ne prend plus de campeurs à cause des macaques qui pullulent et pausent trop de problèmes. Le troisième point Ao Son a fermé en même temps c'est sur cette plage qu'il y avait le plus de sandfly. C'est encore au débarcadère Ao Pante qu'il y en a le moins. Mais quelle que soit l'heure du jour, qu'on soit au soleil ou à l'ombre on n'y échappe pas. Le pire c'est qu'on ne les voit pas et qu'on ne les sent pas piquer. Quand j'y étais j appliquais du DEET à plus de 95%, en dessous ça ne marche pas. Certains essayent l'huile de coco en effet avec succès j'avais essayé une année mais j'étais pas convaincu d'autant plus que ça ne marche que si on reste graisseux ce qui est pas très pratique dans un hamac. Tarutao est vraiment spéciale et magnifique. Si on fait abstraction des sandflies et des macaques :-)
SupprimerOui, mais difficile de faire abstraction de douloureuses morsures... Elles mordent même si l'on n'est pas sur le sable ? et si on est sur la plage et que l'on bouge tout le temps ? Je crève d'envie d'y aller ( c'est d'ailleurs pour Tarutao que l'on a pris des billets pour la Thailande), mais peut etre faut il être raisonnable avec un enfant de 8 ans qui se fait dévorer par de simples moustiques... Sur Koh Adang, y a t'il une faune tout aussi exceptionnelle qu'à Tarutao ? Y a t'il beaucoup de monde à y venir de Lipe à la journée ? Le choix est difficile... En tous cas, votre blog est vraiment génial ! J'ai l'impression d'y etre en vous lisant ( et sans les sandflies :-)
RépondreSupprimerMerci pour vos encouragements! pour les sandflies malheureusement qu'on bouge qu'on reste sur le sable qu'on marche qu'on saute rien n'y fait même en se baignant. Il faut avoir de l'eau jusqu'au cou sinon elles piquent ce qui est découvert. C'est d'ailleurs en se baignant qu'on se fait mordre. Faut vite courir jusque dans l'eau. Et se rhabiller aussi sec. Quand on se baigne on les voit tournoyer à la surface de l'eau. c'est une vraie plaie c'est d'ailleurs pour ça que ça fait 2 ans que je vais plus sur Tarutao hélas. Je préfère désormais Adang. Là-bas pas de sandflies mets des macaques chaque année toujours plus nombreux. Vous pourrez voir aussi des varans, des calaos cette espèced toucan rigolo ainsi que des lémuriens volants. Oui oui. Avec un peu de chance vous les verrez à la tombée du jour autour du restaurant. Pour Adang curieusement ça reste épargné du tourisme de Koh Lipe et des gens viennent à la journée mais en nombre très raisonnable. Cette année ils ont augmenté les prix x 3 pour les bungalow du coup il y a moins de résidents...
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