Le jeune garde de Ao Molae qui a une petite fille s'était absenté et n'avait pas eu l'occasion donc d'être là quand je me suis installé à Ao Molae. Tout content de me revoir, il m'a offert une assiette de fruits. Une vingtaine de drôles de fruits dont j'ignorais tout de l'existence. C'est un fruit rond et dur, de la taille d'un litchi, à la peau épaisse, coriace mais duveteuse comme celle d'une amande. Il vient en grappe comme des dattes. Le fruit ne paye pas de mine. Il est jaune verdâtre, piqué de brun avec des tâches comme une poire choppe. Les thaïs l'appellent le longkong. Le ranger ne sait pas me dire le nom en anglais. Pour me montrer comment ça se mange, il en a épluché la moitié d'un. Ça s'ouvre comme un litchi mais il faut plus de temps à dépiauter, il faut forcer plus.
C'est un fruit qui se mérite. Tout comme le litchi, le fruit à l'intérieur est blanc et tout gonflé. Mais il n'y a pas de noyau central et on dénombre cinq quartiers de taille différente, dont trois principaux. Dans un cas sur dix, le quartier renferme une graine verte au goût très amer, de la taille d'un pois. Le goût du fruit est merveilleux. Il rappelle étrangement celui du pamplemousse, mais sans aucune acidité. Le fruit est très juteux et très sucré, on s'en met plein les mains. Il y a des notes finales de fruit de la passion mais c'est bien le pamplemousse qui domine. On a les mains qui collent de sucre. Même une fois lavées, elles restent encore un peu collantes. Il y a comme une résine résiduelle. Drôle de fruit ! Mais excellent. Si j'en trouve un jour sur un marché, j'en achète. Mais ce ne sera pas facile à trouver en France.
Le fruit, duku en français, pousse sur le lansium domesticum, un arbre de la famille des acajous, originaire de l'ouest de l'Asie du sud-est. Cet arbre est un emblème de la province thaïlandaise de Narathiwat et de la province indonésienne de Sumatra du Sud. Le fruit pousse en grappe sur les branches et le tronc. J'ai trouvé des photos de l'arbre sur internet que j'ai mis à la fin pour illustrer.
C'est un fruit qui se mérite. Tout comme le litchi, le fruit à l'intérieur est blanc et tout gonflé. Mais il n'y a pas de noyau central et on dénombre cinq quartiers de taille différente, dont trois principaux. Dans un cas sur dix, le quartier renferme une graine verte au goût très amer, de la taille d'un pois. Le goût du fruit est merveilleux. Il rappelle étrangement celui du pamplemousse, mais sans aucune acidité. Le fruit est très juteux et très sucré, on s'en met plein les mains. Il y a des notes finales de fruit de la passion mais c'est bien le pamplemousse qui domine. On a les mains qui collent de sucre. Même une fois lavées, elles restent encore un peu collantes. Il y a comme une résine résiduelle. Drôle de fruit ! Mais excellent. Si j'en trouve un jour sur un marché, j'en achète. Mais ce ne sera pas facile à trouver en France.
Le fruit, duku en français, pousse sur le lansium domesticum, un arbre de la famille des acajous, originaire de l'ouest de l'Asie du sud-est. Cet arbre est un emblème de la province thaïlandaise de Narathiwat et de la province indonésienne de Sumatra du Sud. Le fruit pousse en grappe sur les branches et le tronc. J'ai trouvé des photos de l'arbre sur internet que j'ai mis à la fin pour illustrer.
J'amuse et étonne les gardes en dormant à Ao Jak. La nouvelle a fait le tour de l'île. Même celui de l'accueil du quartier général, pourtant à 5 kilomètres de là est au courant. Il vient faire son tour de vélo tous les soirs à Ao Molae en tenue de cycliste à la fin de son service. Les gardes de Ao Son sont aussi au courant. Je vois souvent trois d'entre eux, un jeune couple avec une gamine, qui viennent dire bonjour par ici tous les jours en moto (c'est le chef de famille en photo, il a voulu que je le prenne en photo pour lui envoyer).
« You camp in Ao Jak ? ». J'ai droit à cette question dès que je croise quelqu'un. Pourquoi, il y a un problème ? Il est vrai que ça peut paraître étrange de s'enfoncer de nuit dans la jungle avec toutes ses affaires pendouillant de chaque épaule alors que je pourrais rester tranquille autour du camp.
« You camp in Ao Jak ? ». J'ai droit à cette question dès que je croise quelqu'un. Pourquoi, il y a un problème ? Il est vrai que ça peut paraître étrange de s'enfoncer de nuit dans la jungle avec toutes ses affaires pendouillant de chaque épaule alors que je pourrais rester tranquille autour du camp.
Enfin, tranquille, si on fait abstraction des macaques. Un jour la nouvelle cuisine va sauter, je vous le dis. Elle ne va pas rester flambant neuve longtemps. Il y a toujours un macaque pour jouer avec le tuyau de la bonbonne de gaz qu'il essaye de grignoter. Les gardes sont à bout. Ils passent leur temps à leur tirer dessus avec une fronde. Ça les repousse un temps mais ils reviennent aussi sec à la charge. Et les gardes doivent faire avec toute l'année durant, ils vivent ici ! Ils aimeraient collecter tous les macaques, les enfermer dans une cage et faire exploser le tout. Forcément avec leur démographie galopante, les choses ne vont qu'empirer.
Pour se marrer, j'ai droit à chaque soir à la blague : « No ghosts ? ». C'est vrai que Ao Jak a une ambiance particulière. Comme si elle était maléfique. C'est une plage qui ne sert à rien. Elle pourrait être belle mais elle est délaissée de tout le monde. Alors elle se transforme peu à peu en cimetière de plastiques amenés par vents et marées.Mais je ne dors pas sur la plage, je suis derrière, à une vingtaine de mètres sous un arbre qui perd ses feuilles. Je les entends tomber la nuit sur la bâche. Il faut dire que la saison sèche est bien là. Cela fait deux semaines qu'il n'a pas plu une goutte et si ça continue comme d'habitude, ce devrait être encore le cas pour les trente prochains jours qu'il me reste en Thaïlande. Et le matin je suis réveillé à 6h30 pétantes par un oiseau dont j'aime beaucoup le chant et qui dort au dessus de moi. Des lits superposés en somme !










Yvan, Longkong et Langsat sont deux fruits differents! je connais pas leur noms scientifiques ni leur noms en 'farang'.
RépondreSupprimerC'est vrai. C'est un duku j'ai corrigé. Merci!
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