Pages

Translate

vendredi 28 novembre 2008

Iles Andaman


Les îles Andaman forment un archipel constitué de 204 îles (dont 38 sont habitées) et situé dans le Golfe du Bengale, entre l’Inde et la Birmanie. 
Elles appartiennent à l’Inde, bien que plus proches géographiquement de la Birmanie. Ces îles, de part leur situation, ont été touchées de plein fouet par le tsunami de 2004. Lorsque je m’y suis rendu en Novembre 2008, j’ai pu constater des vestiges du drame sur le chemin de Port Blair à Wandoor. De part et d’autre de la route qui semblait flotter sur un lac, seul le toit de nombreuses maisons sortait de l’eau, indiquant que des gens vivaient ici par le passé. La mer ne n’est jamais retirée depuis, emprisonnée dans les terres. 
De très nombreuses tribus indigènes originaires d’Afrique vivent dans ces îles, suivant des modes de vie ancestraux. C’est la raison pour laquelle certaines de ces îles sont interdites à la visite afin de les préserver.
Les paysages sont très particuliers, les cocotiers sont remplacés par des arbres très hauts rappelant une hêtraie de nos contrées, qui viennent jusqu’au bord du rivage. Rivage qui se métamorphose à marée basse, la mer se retirant très loin, et découvrant des rochers rendant la nage impossible. Ce phénomène est surtout visible sur Neil Island, Havelock réussissant à garder du sable sur sa plage en permanence. 
La végétation y est inextricable et la nuit on peut entendre des sons mystérieux venant de toute part. On trouve aussi de nombreuses rizières. Je m’y suis trouvé vraiment comme au bout du monde. Il faut dire qu’il faut être aussi très motivé pour s’y rendre, entre les Indiens qui poussent tout le temps et partout sans jamais s’excuser (même quand les places sont réservées comme à bord des avions !), formalités interminables à l’arrivée, grattage de papiers en double ou triple qui ne seront de toute façon pas lus, queues interminable pour l’achat des billets du ferry pour au ou départ des îles autour de Port Blair... 
Le hic de cette destination c’est la présence de chiens qui aboient constamment la nuit et rendent le sommeil impossible. Attention aussi aux rabatteurs des « resorts » qui attendent les ferrys. Quand on arrive à s’en défaire, un autre nous tombe aussitôt sur le dos. Il vaut mieux avoir déjà organisé son hébergement. Pour ma part sur Neil Island je me suis retrouvé dans un resort dont on entendait les voisins comme dans la même pièce, les murs ne montant pas jusqu’au toit et le propriétaire avait décidé de récupérer les chiens errant des alentours qui pionçaient le jour et se déchainaient la nuit. J’avais loué un vélo pour parcourir l’île, un truc déglingué à la selle très dure, pour ne pas dire impossible ! Je devais m’armer d’un long bâton, qui me servait à repousser les chiens qui surgissaient au détour d’une cahute cherchant à croquer du mollet ! 
Si vous y allez, ne manquez pas l’île de Havelock et Radhanagar Beach – appelée communément plage n°7. Cette plage a été élue en 2004 par le magazine Time comme la plus belle d’Asie ! 
Vous pouvez aussi prendre un ferry au départ de Port Blair qui vous amènera à North Bay. De là, laissez les Indiens se prendre en photo ou s’initier au snorkeling dans une eau boueuse (sic !) ; et continuez au-delà du phare, vers l’Est. En passant par-dessus des rochers vous y découvrirez une plage superbe et déserte bordée de cocotiers, la seule que j’ai pu trouver comme ça aux Iles Andaman.


mardi 9 septembre 2008

Cyclades


Les Cyclades sont des îles grecques situées dans la mer Égée et qui forment un archipel de 2 200 îles. Elles tirent leur nom du fait qu’elles forment un cercle autour de l’île sacrée de Délos. Délos, au large de Mykonos, est inhabitée depuis longtemps mais a joué un rôle considérable en Grèce antique, tant sur le plan commercial que religieux : c’est l’île des Dieux, là ou Artémis et Apollon sont nés. Le site de Délos a été inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco en 1990. Les Cyclades représentent l’archétype de l’imaginaire grec : des îles arides aux villages d’un blanc immaculé surplombant une mer bleu azur. Ceci est surtout vrai pour Mykonos et Santorin, les autres îles que j’ai visitées étant plus boisées et offrant des paysages plus diversifiés.  
Je m’y suis rendu en Septembre 2008, couvrant les îles de Mykonos, Paros, Antiparos, les Petites Cyclades et Santorin. Mykonos tout d’abord vaut le coup d’œil pour ses petites maisons carrées blanches, ses ruelles étroites dans lesquelles on n’en finit pas de se perdre. Son atmosphère est cependant très cosmopolite et j’ai préféré en ce sens Paros et la ville de Naoussa, un peu moins jolie mais plus authentique. Sur Mykonos il n’y a en revanche pas grand-chose à voir. Les plages sont bondées, exposées au meltémi, un vent du nord qui s’engouffre dans la mer Egée et qui souffle fort et sans relâche de mi Mai à mi Septembre. Certes le vent n’est pas froid mais à la longue il tape sérieusement sur le système !  
Paros est moins fréquentée, la végétation y est présente et de belles plages de sable non aménagées existent autour de Naoussa. Il est très agréable de se promener le soir dans le port et d’aller au bout de la jetée. En prenant au sud un ferry qui vous mène en moins de 15 minutes à Antiparos, vous y trouverez de superbes plages de sable désertes aux eaux couleur turquoise. Si c’est ce que vous recherchez, ne manquez pas aussi de vous rendre à la journée - ou plus - aux petites Cyclades, et notamment à Koufonissi. M’étant rendu quelques mois avant aux Maldives, j’avais l’impression de les retrouver !
A Paros vous trouverez aussi une plage bordée de palmiers et d’un petit muret qui pourrait faire penser que l’on est au Maroc. Cette plage, Agia Irini, encercle une petite anse d’un tracé parfait et les eaux y sont couleur lagon. Avant de me rendre en Crète, c’est à Paros que je voulais revenir. Depuis, la Crète a pris le dessus !  
Santorin, dont le nom provient de Santa Irini, donné par les Vénitiens, est une île volcanique spectaculaire. La mer qui l’entoure est en fait le cratère du volcan qui s’est effondré vers 1600 av. J.-C. au cours d’une éruption et dans lequel la mer à pénétré, formant une caldeira. Le volcan est toujours actif et on peut le visiter. Il se trouve au centre de la baie.  
Les villages sont perchés au sommet de hautes falaises qui surplombent la mer. Quand on se promène dans les rues on a l’impression de flotter dans les nuages. Je suis aussi descendu dans la caldeira pour me baigner car j’avais besoin de me rafraichir. C’est impressionnant, il n’y a pas de rivage, ça tombe tout de suite à pic à 90 degrés !

jeudi 21 août 2008

Majorque


Majorque est la plus grande des îles Baléares. Elle se situe en mer Méditerranée, au large de Valence et fait environ 100 kilomètres de long sur 76 de large.  
Majorque est réputée pour être l’exemple de l’industrie de masse et du bétonnage des côtes dont le phénomène est d’ailleurs un mot rentré dans le langage commun. Quand on parle de baléarisation des côtes, on pense tout de suite à construction à outrance et dénaturation du paysage avec des gens toujours plus nombreux qui s’entassent plus sûrement que des poules pondeuses dans un élevage de batterie.  
Je ne dirais pas que ça n’existe pas mais je crois que c’est aussi un faux procès injuste intenté à Majorque. Car tout cela n’est cantonné qu’en des endroits particuliers, autour de Palma de Mallorca, notamment vers l’aéroport où des charters plein à craquer d’Anglais débarquent pour y venir boire de la bière les pieds dans l’eau. Cette zone est évidemment un cauchemar.
Il y a aussi son pendant au Nord, à Alcudia où la majeure partie du littoral a son complexe hôtelier attenant. Mais là encore, en marchant un peu, on se retrouve tout seul, car la baie est longue : 30 km, pas moins ! Et en son centre il y a une réserve naturelle (S'Albufera) donc pas de construction.  
D’ailleurs j’en ai profité pour y dormir dans les dunes, au bruit des vagues. C’est l’endroit que je préfère pour aller me baigner, les couleurs de la mer sont toutes aussi belles qu’à Es Trenc, dont je reparlerai plus tard, mais en moins fréquenté avec en prime tout autour le spectacle des montagnes alentour qui semblent surveiller la baie.  
Sinon l’endroit le plus sauvage c’est sans conteste la partie nord ouest, qui s’étend de Andratx jusqu’au cap de Formentor. C’est le territoire des montagnes, la Serra de Tramuntana. La neige y tombe l’hiver, on trouve de nombreux villages pittoresques de bergers où l’on rencontre des brebis. Il est très agréable de s’y promener le matin quand il ne fait pas encore trop chaud.  
Je garde un souvenir mémorable de ma balade dans Fornalutx, avec ses maisons de pierre où règne une paix absolue, hors du temps ; marchant dans les senteurs de figuiers chauds et de jasmin.  
On y trouve aussi des lacs. Si vous voulez vous rendre à Sa Calobra en voiture vous serez obligés d’y passer. Sa Calobra est un endroit complètement surréaliste qui est sur toutes les cartes postales de l’île.  
Imaginez une rivière qui termine sa course dans la mer. Quoi de plus normal me direz vous ? Sauf que l’embouchure forme un canyon qui se termine par une plage l’été quand l’eau n’est plus au rendez vous. Et le soleil en se faufilant entre les parois vient éclairer la mer la rendant fluo. C’est comme si les gorges du Verdon, toutes proportions gardées, se jetaient dans la mer. Evidemment tout touriste veut sa baignade souvenir et les photos qui vont avec de sorte qu’il est impossible d’y poser ses affaires. Et quand bien même, je n’ai pas essayé. J’ai vu, j’ai apprécié, je suis parti !  
La route pour y descendre est impressionnante et il ne faut pas avoir le vertige. Elle est aussi interminable car ce sont des kilomètres de lacets à n’en plus finir avec des bus qui montent ou qui descendent, c’est selon ! Du coup il est préférable d’y venir en bateau depuis Port Soller. C’est d’ailleurs l’excursion qui est recommandée partout, couplée par un voyage en petit train à travers les montagnes de Palma de Mallorca à Port Soller.  
J’y ai dormi d’ailleurs à Port Soller, avant de me rendre à Sa Calobra le lendemain. Et j’ai eu de la peine à trouver un endroit où jeter ma tente car le relief est très accidenté. Aussi je suis monté au phare et là, derrière, je me suis avancé sur un sentier de randonnée, un GR quelque chose, sur lequel j’ai dormi. C’était le seul endroit plat et puis quel randonneur serait passé ici la nuit? C’était assez comique de dormir sur un chemin, dont la largeur ne suffisait même pas au matelas.  
La presqu’île de Formentor est aussi à tomber et c’est le cas de le dire ! Au point de vue Punta de la Nau, la montagne tombe à 90 degrés dans la mer, voire plus (oui c’est possible !). Je me rappelle être monté sur un rocher pour prendre encore un peu plus de hauteur et magnifier la perspective. J’avais les jambes qui flageolaient, impossible de tenir debout ! Je ressentais un appel du vide, comme si c’était un siphon qui m’aspirait. Et il n’y a aucune barrière de sécurité, vous pouvez vous jeter si l’envie vous en chante !  
Sinon il y a aussi à proximité une petite tour au sommet de laquelle on monte par une échelle de fer où l’on a tout juste de quoi poser la pointe du pied, dont les barreaux sont très glissants du fait des passages successifs des touristes. D’en haut la vue embrase toute la région, un panorama à couper le souffle s’étend à 360 degrés autour de vous.  
Au sud-est se trouve une grande plage, Es Trenc, constituée de pinèdes et de sable blanc formant ce qui ressemble à un lagon. Malheureusement l’accès y est difficile, le parking étant payant et les bas côtés plantés de poteaux rendant le stationnement impossible jusqu’à des kilomètres avant. Aussi il convient de se garer à la ville de Colonia de Sant Jordi et de remonter la plage d’est en ouest. Il y a aussi beaucoup trop de monde à mon goût. Mais cela reste à voir car le paysage y est très beau.  
A voir aussi, Cala Figuera à l’est, pour son port de pécheurs qui rentre dans les terres à la manière d’un petit Bonifacio. Bref, il y a beaucoup de choses à voir à Majorque et la nature y est belle et bien présente. Au jeu des comparaisons on me demande toujours ce qui est le plus beau entre la Corse, la Sardaigne et Majorque. Je n’ai pas de réponse, c’est comme demander à une mère de dire quel enfant elle préfère…  
Par contre je conseille de visiter Majorque hors saison, faudra que j’inscrive ça dans mes prochains voyages ! Car j’y suis allé 2 fois, en août 2008 et août 2009 et évidemment ce n’est pas la meilleure période, où que ce soit d’ailleurs...

vendredi 18 juillet 2008

Formentera


Formentera, située au sud d’Ibiza et à une heure de bateau, est la quatrième et plus petite île des Baléares. Elle mesure environ 3 km de long sur 1 km de large. Ses côtes sont un enchantement et rivalisent avec ce qu’on peut trouver sur des îles tropicales. De tout ce que j’ai vu en Méditerranée il n’y a qu’ici et à Koufonissi dans les Cyclades où j’ai pu retrouver un tel bleu lagon.  
La péninsule de Es Trucadors, au nord-est, possède un rivage constitué d’une multitude de plages de sable blanc qui s’égrènent à l’infini, semblant vouloir rejoindre Ibiza que l’on voit toute proche. La mer y est ici très peu profonde et offre des couleurs de bleu incroyables. De nombreux voiliers mouillent non loin ajoutant un charme supplémentaire.  
Derrière se trouvent des marais salants qui sentent très mauvais (d’où leur nom Estany Pudent) mais qui donnent une palette de couleurs différentes dans chaque bassin. Il y a du bleu, du vert, du rouge, du orange, du rose…
Sur la côté ouest, de l’autre côté de la ville de Port de la Savina, se trouve Cala Saona, spectaculaire aves ses falaises rouges qui se jettent dans un bleu toujours aussi lagon ! Tout autour de la plage se trouve à quai les barques des pécheurs qui ont chacune un petit garage. En poursuivant vers le sud, vous trouverez la plage de Migjorn. Quittez la ville et ses hôtels bondés pour marcher un peu vers le sud, vous passerez par Es Copinyar où vous ne résisterez pas à piquer une tête pour vérifier si tout cela est bien réel ! Ensuite, une très belle cala vous attend, Es Calo d’Es Mort. Cette plage est naturiste mais l’avantage est qu’il y a du coup beaucoup moins de monde !  
Et hop, on reprend la route, direction le phare à la pointe sud. Dès que ça commence à grimper au milieu des pins, vous verrez beaucoup de gens arrêtés au lieu dit Es Mirador. Si vous voulez savoir pourquoi, retournez vous ! Et là vous serez obligés de vous arrêter, ou alors c’est que les îles c’est pas votre truc !  
J’aimerais bien retourner à Ibiza, juste pour revoir encore Formentera. Je sais que ça se fera mais cette fois je choisirai hors période scolaire. Le monde comme toujours gâche l’ambiance et les sensations…

lundi 14 juillet 2008

Ibiza


Ibiza est une île espagnole de l'archipel des Baléares, située en mer Méditerranée. Elle mesure 50 km de long et 25 km de large. L’île est connue mondialement pour être un haut lieu de la fête et des soirées clubbing invitant des DJ internationaux qui s’y produisent tout l’été.  
Je me suis rendu à Ibiza en Juillet 2008, loin des clichés que l’on peut en avoir. En fait il y a de la place pour tous les styles, les clubbers sont des oiseaux de nuit qu’on ne voit pas le jour, ou qu’en fin d’après midi. Et ils sont concentrés vers Eivissa ou sur la côte ouest, à Sant Antoni de Portmany. En dehors de ces endroits l’île est paisible, offrant un superbe chapelet de petites criques (cala) au nord ouest. C’est aussi là que l’on trouve de magnifiques forêts de pins, car l’île est très boisée malgré ce que l’on pourrait croire.  
Le tour de l’île peut être aisément fait en quelques jours. Mes meilleurs souvenirs :
- Une nuit où j’avais planté la tente sur un surplomb rocheux au dessus de Cala d’en Serra, sous un pin parasol. J’ai contemplé longtemps le reflet de la lune sur la mer en contrebas. J’étais au bord du précipice et c’tait magique !
- La nuit du 14 juillet passée dans la garigue de Cala Bassa, bercé par le parfum des romarins et le son des criquets. Je pensais à tout ce monde qui fêtait la soirée dans le tumulte en France. Ce soir là je crois que j’ai dit « J’emmerde la France !
- Marcher dans les rues d’Eivissa la nuit et monter jusqu’aux remparts et contempler le port.  
- Cala d’Hort et son gros rocher carré au large.  
D’Ibiza ne manquez pas de faire un tour à Formentera, toute proche. Cette île offre les plus belles plages de toutes les Baléares, avec des endroits constitués de sable rose et formant des lagons. Généralement les gens y vont à la journée, je vous y invite à y rester un peu plus. Pour en savoir plus, consultez la fiche sur Formentera.

mercredi 30 janvier 2008

Grenadines


Les Grenadines forment un archipel au Sud de Saint Vincent comprenant plus de 600 îles. Elles sont célèbres pour offrir des paysages magnifiques d’eaux translucides, sable blanc et cocotiers. Pour certains il s’agit des plus belles iles des Caraïbes.  
L’idée d’un voyage aux Grenadines s’est rapidement installée suite à la lecture de mon livre fétiche de l’époque « Guide des 100 plus belles plages du monde » pour la fiche sur les Tobago Cays. J'ai rapidement réalisé qu’il me serait difficile de me rendre là bas en individuel, aussi je me suis orienté vers une croisière. C’est ainsi que je me suis inscrit sur celle offerte par Switch qui se démarquait des autres pour offrir une croisière couplée à un hébergement à Sainte Lucie + Union Island, île de départ pour les Tobago Cays. La formule idéale donc pour découvrir les Grenadines.  
Le clou du voyage revient naturellement aux Tobago Cays, pour cet ensemble de 4 îles inhabitées et sauvages. J’ai aussi aimé Palm Island, ile hôtel privée, que j’ai infiltrée en marchant fier comme un occupant. J’ai pu m’y rendre depuis Union Island grâce à un rasta - aux yeux explosés par je ne sais quelle substance - que j’avais recruté sur le port. J’ai bien cru finir à l’eau, désarçonné par son rafiot qu’il pilotait comme un scooter des mers! Mais le jeu en valait la chandelle : sur Palm Island il y a un rocher qui offre une vue incroyable depuis la Grenade jusqu’aux Tobago Cays. L’un des meilleurs souvenirs avec les Tobago Cay dont l’évocation suffit seule à me procurer un frisson.
Je garde un souvenir formidable de ce voyage et de l’ambiance que j’ai ressentie sur Union Island où le reggae coulait à flot de partout. Je regrette juste de ne pas avoir eu le temps de visiter la Grenade, Petite Martinique, Cariacou, Canouan ou le volcan de Saint Vincent (ces îles ne faisaient pas partie du programme)… Il faut en laisser pour d’autres voyages ! Vous trouverez dans les photos qui suivent des images de Sainte Lucie, bien que ne faisant pas partie des Grenadines. Mais je n’avais pas assez matière à créer une fiche séparée.

jeudi 6 septembre 2007

Croatie


La Croatie compte 698 îles, plaçant cet archipel en second plus important de la mer Méditerranée, derrière la Grèce. Les îles de Croatie s’étendent sur 4 058 km de côtes.  
Les îles mentionnées ici couvrent mon périple de Septembre 2007, depuis Dubrovnik jusqu’aux Iles autour de Split : Iles Elaphites, Korcula, Hvar et Bol.  
Il faut savoir que les rivages croates ne comportent pas de sable, ce sont des rochers, sauf en de rares occasions. Le plus souvent des échelles de fer sont aménagées pour permettre la baignade. Par contre les paysages sont souvent sauvages et boisés et offrent des paysages spectaculaires, comme sur l’île de Hvar, petit Saint-Tropez Croate, en beaucoup moins surfait. Hvar est une île de 68 km de long à quelques kilomètres seulement au large de Split. Dès que le bateau arrive, tous les habitants de la ville qui disposent de chambres à louer viennent sur le port essayer de vendre les dernières chambres qu’il leur reste.
Il est facile de négocier les prix et après plusieurs nuits passées sous la tente à me geler, j’ai accepté leur offre avec plaisir, pour quelques euros seulement de plus que le camping. J’avais droit en prime au contact avec la famille, puisque je dormais dans la chambre de leur fille partie étudiée.  
A Hvar, montez au château fort qui surplombe le port, la vue est à tomber sur la ville et les îlots alentour, qu’il faut d’ailleurs absolument visiter. Ces îles ne sont qu’une forêt de pins et il existe même des possibilités d’hébergement. Si je devais retourner en Croatie, ce serait ici que je passerais mon séjour.  
Les îles étant assez bien connectées entre elles par des ferrys, il est aisé d’en visiter à sa guise. Ainsi de Hvar je me suis rendu à la journée sur sa voisine, Bol, afin de me rendre sur la plage de Zlatni Rat, carte postale et vitrine de la Croatie, avec sa langue de sable s’avançant dans la mer et formant un triangle parfait. Evidemment cette célébrité se paye par une surpopulation. Juste à voir donc à la journée.  
J’ai bien aimé aussi la visite des îles Elaphites. Elles forment un archipel situé au nord-ouest de Dubrovnik, composé de : Šipan, Lopud et Kolocep. Sur Lopud, après une heure de marche dans les pinèdes et au son des cigales, vous trouverez, de l’autre côté de l’île Sunj beach. Cette plage de sable nichée au fon d’une baie est célèbre et donc très fréquentée, pour la simple raison qu’elle offre la rareté d’être constituée de sable ! Je m’y suis juste arrêté pour piquer une tête. Sur le rivage c’est pelles, châteaux de sable et gamins qui crient. En revanche, il y a de belles balades à faire tout autour, de nombreuses tours en ruine parsèment le paysage.  
La visite du cœur historique de Dubrovnik reste aussi incontournable. C’est une petite ville fortifiée dont le tour sur ses remparts offre de magnifiques perspectives. Il faut aussi se promener dans ses ruelles formées de marbre, rendu poli et brillant comme un miroir par les passages.  
Il est aussi agréable de prendre un bateau qui fait de nombreuses navettes vers la petite île inhabitée de Lokrum, juste en face de Dubrovnik dont on peut faire le tour à pied (2km de long). On y trouve un endroit étonnant, un lac salé appelé la Mer Morte, qui communique avec la mer par un petit canal souterrain. L’eau y étant très salée, ça fait bizarre d’essayer de plonger, on y arrive plus difficilement que d’habitude ! De nombreux paons se promènent en liberté également sur l’île. Je suis resté plusieurs jours à Dubrovnik et j’en garde un très bon souvenir.  
Par contre j’ai moins aimé Korcula même si la petite île inhabitée de Badia est un délice à visiter, entre son monastère et ses petites criques de galets aux eaux extrêmement translucides. Sans doute la météo y a été pour beaucoup. Quand j’y suis arrivé, le temps a changé brusquement, on a perdu 10 degrés en un jour et bien qu’étant un 15 septembre il faisait entre 9 et 13 degrés la nuit et guère plus le jour.  
Je résidais dans un camping alentour et j’ai passé mes nuits à greloter malgré le fait que je dormais avec un blouson que j’avais acheté là. Des voisins sont devenus hystériques, une femme a piqué une crise de nerfs, en ayant marre du froid et voulant rentrer en France. Quand on regarde les températures moyennes normalement ce sont celles qu’on trouve en Janvier. Même après, à Hvar, le thermomètre arrivait péniblement à grimper à 20 degrés. Peut être que je n’ai pas eu de chance, en tout cas je me suis juré qu’on ne m’y reprendrait plus et que l’année suivante je descendrais plus au Sud. C’est ainsi que l’année suivante je me suis rendu aux Cyclades…

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...