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jeudi 6 septembre 2007

Croatie


La Croatie compte 698 îles, plaçant cet archipel en second plus important de la mer Méditerranée, derrière la Grèce. Les îles de Croatie s’étendent sur 4 058 km de côtes.  
Les îles mentionnées ici couvrent mon périple de Septembre 2007, depuis Dubrovnik jusqu’aux Iles autour de Split : Iles Elaphites, Korcula, Hvar et Bol.  
Il faut savoir que les rivages croates ne comportent pas de sable, ce sont des rochers, sauf en de rares occasions. Le plus souvent des échelles de fer sont aménagées pour permettre la baignade. Par contre les paysages sont souvent sauvages et boisés et offrent des paysages spectaculaires, comme sur l’île de Hvar, petit Saint-Tropez Croate, en beaucoup moins surfait. Hvar est une île de 68 km de long à quelques kilomètres seulement au large de Split. Dès que le bateau arrive, tous les habitants de la ville qui disposent de chambres à louer viennent sur le port essayer de vendre les dernières chambres qu’il leur reste.
Il est facile de négocier les prix et après plusieurs nuits passées sous la tente à me geler, j’ai accepté leur offre avec plaisir, pour quelques euros seulement de plus que le camping. J’avais droit en prime au contact avec la famille, puisque je dormais dans la chambre de leur fille partie étudiée.  
A Hvar, montez au château fort qui surplombe le port, la vue est à tomber sur la ville et les îlots alentour, qu’il faut d’ailleurs absolument visiter. Ces îles ne sont qu’une forêt de pins et il existe même des possibilités d’hébergement. Si je devais retourner en Croatie, ce serait ici que je passerais mon séjour.  
Les îles étant assez bien connectées entre elles par des ferrys, il est aisé d’en visiter à sa guise. Ainsi de Hvar je me suis rendu à la journée sur sa voisine, Bol, afin de me rendre sur la plage de Zlatni Rat, carte postale et vitrine de la Croatie, avec sa langue de sable s’avançant dans la mer et formant un triangle parfait. Evidemment cette célébrité se paye par une surpopulation. Juste à voir donc à la journée.  
J’ai bien aimé aussi la visite des îles Elaphites. Elles forment un archipel situé au nord-ouest de Dubrovnik, composé de : Šipan, Lopud et Kolocep. Sur Lopud, après une heure de marche dans les pinèdes et au son des cigales, vous trouverez, de l’autre côté de l’île Sunj beach. Cette plage de sable nichée au fon d’une baie est célèbre et donc très fréquentée, pour la simple raison qu’elle offre la rareté d’être constituée de sable ! Je m’y suis juste arrêté pour piquer une tête. Sur le rivage c’est pelles, châteaux de sable et gamins qui crient. En revanche, il y a de belles balades à faire tout autour, de nombreuses tours en ruine parsèment le paysage.  
La visite du cœur historique de Dubrovnik reste aussi incontournable. C’est une petite ville fortifiée dont le tour sur ses remparts offre de magnifiques perspectives. Il faut aussi se promener dans ses ruelles formées de marbre, rendu poli et brillant comme un miroir par les passages.  
Il est aussi agréable de prendre un bateau qui fait de nombreuses navettes vers la petite île inhabitée de Lokrum, juste en face de Dubrovnik dont on peut faire le tour à pied (2km de long). On y trouve un endroit étonnant, un lac salé appelé la Mer Morte, qui communique avec la mer par un petit canal souterrain. L’eau y étant très salée, ça fait bizarre d’essayer de plonger, on y arrive plus difficilement que d’habitude ! De nombreux paons se promènent en liberté également sur l’île. Je suis resté plusieurs jours à Dubrovnik et j’en garde un très bon souvenir.  
Par contre j’ai moins aimé Korcula même si la petite île inhabitée de Badia est un délice à visiter, entre son monastère et ses petites criques de galets aux eaux extrêmement translucides. Sans doute la météo y a été pour beaucoup. Quand j’y suis arrivé, le temps a changé brusquement, on a perdu 10 degrés en un jour et bien qu’étant un 15 septembre il faisait entre 9 et 13 degrés la nuit et guère plus le jour.  
Je résidais dans un camping alentour et j’ai passé mes nuits à greloter malgré le fait que je dormais avec un blouson que j’avais acheté là. Des voisins sont devenus hystériques, une femme a piqué une crise de nerfs, en ayant marre du froid et voulant rentrer en France. Quand on regarde les températures moyennes normalement ce sont celles qu’on trouve en Janvier. Même après, à Hvar, le thermomètre arrivait péniblement à grimper à 20 degrés. Peut être que je n’ai pas eu de chance, en tout cas je me suis juré qu’on ne m’y reprendrait plus et que l’année suivante je descendrais plus au Sud. C’est ainsi que l’année suivante je me suis rendu aux Cyclades…

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